Décret électoral : le gouvernement, le CEP et les partis disent s’accorder sur des clarifications du texte
Le gouvernement haïtien, le Conseil électoral provisoire (CEP) et des représentants de partis politiques ont trouvé un accord sur des modifications et des clarifications du décret électoral du 2 juin 2026, à l’issue de plusieurs séances de travail.

Port-au-Prince, le 29 juin 2026.- Dans un communiqué conjoint, les trois parties indiquent avoir identifié plusieurs dispositions nécessitant des précisions afin de renforcer la cohérence et l’application du décret électoral.
Selon le document, ces échanges visent à doter le pays d’un cadre électoral plus consensuel et à répondre aux préoccupations exprimées par les acteurs politiques.
Le gouvernement affirme poursuivre une démarche de dialogue afin de favoriser l’organisation d’élections libres, transparentes, inclusives et apaisées.
Le CEP réaffirme, pour sa part, son indépendance institutionnelle. L’institution dit vouloir maintenir une collaboration avec les différents acteurs pour garantir la crédibilité du processus électoral.
Les représentants des partis politiques saluent les discussions et réitèrent leur engagement à accompagner le processus électoral dans un esprit de responsabilité.
Les trois parties invitent également la population à garder confiance dans les efforts engagés pour renforcer les institutions et faire avancer le processus démocratique.
Un processus confronté à la crise sécuritaire
Cet accord intervient alors qu’Haïti n’a pas organisé d’élections nationales depuis près de dix ans. Plusieurs Conseils électoraux provisoires se sont succédé sans parvenir à conduire le pays aux urnes.
La crise sécuritaire demeure le principal obstacle. De nombreuses zones restent sous le contrôle de groupes armés, compliquant les déplacements et l’organisation d’un scrutin sur l’ensemble du territoire.
Les précédentes transitions n’ont pas réussi à organiser les élections ni à rétablir l’ordre constitutionnel. Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est désormais attendu sur sa capacité à relever ce défi.
Si l’accord sur le décret électoral constitue une avancée, les incertitudes persistent. L’absence d’amélioration notable de la sécurité continue de soulever des interrogations sur la tenue d’élections libres, inclusives et crédibles.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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