Anciens employés du CNE : un énième sit-in pour réclamer 16 mois d’arriérés de salaire

La colère ne retombe pas chez les anciens employés du Centre national des équipements (CNE). Une nouvelle fois, des travailleurs se sont rassemblés ce mardi 11 août 2026, aux abords du ministère des Travaux publics, à Delmas 33, pour réclamer le paiement de plusieurs mois de salaires qui leur sont dus et dénoncer leur situation devenue, selon eux, intenable.

Delmas, le 11 août 2026-

Ces employés, dont certains revendiquent 25 années de service, voire davantage, affirment avoir été laissés pour compte après la disparition ou la dissolution du CNE. Ils réclament notamment leur intégration au ministère des Travaux publics ainsi que le versement de 16 mois d’arriérés de salaire.

Des familles plongées dans la précarité

Au cours de leurs déclarations, les manifestants ont insisté sur les difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontés. Pour beaucoup, expliquent-ils, il ne s’agit plus seulement d’une revendication professionnelle, mais d’une question de survie.
« Nous sommes des chefs de famille », font valoir plusieurs protestataires, qui évoquent les dépenses essentielles auxquelles ils doivent faire face : nourriture, logement, frais scolaires et autres besoins de première nécessité.
À l’approche de la rentrée scolaire, leur inquiétude est encore plus grande. Certains affirment ne pas savoir comment trouver les moyens nécessaires pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants, alors que plusieurs mois de salaire restent impayés.

Des privilèges dénoncés au sein de l’État

Les anciens employés du CNE dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une injustice. Ils reprochent à certaines autorités de l’État de continuer à bénéficier de privilèges et d’avantages, pendant que des travailleurs ayant consacré plusieurs décennies au service public peinent à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.
Pour eux, cette situation illustre un profond déséquilibre dans la gestion des ressources publiques et le traitement réservé aux travailleurs de l’État.

Le poids du logement et de l’insécurité

À leurs difficultés financières s’ajoute la hausse du coût de la vie, notamment celui des loyers. Les manifestants expliquent que trouver une petite pièce à louer exige désormais des sommes qu’ils sont incapables de réunir, compte tenu de l’absence de revenus réguliers.
Certains travailleurs affirment également avoir été contraints de quitter leur domicile en raison de l’insécurité et des violences commises par des groupes armés. Plusieurs disent vivre dans des abris provisoires, parfois dans des conditions sanitaires précaires, faute de moyens pour se reloger convenablement.

Une mobilisation qui se répète, sans réponse concrète

Ce nouveau sit-in vient s’ajouter à plusieurs autres mobilisations organisées ces derniers temps par d’anciens employés du CNE.

À chaque rassemblement, les revendications restent sensiblement les mêmes : paiement des arriérés de salaire, régularisation de leur situation et intégration au ministère des Travaux publics.
Mais selon les protestataires, leurs demandes continuent de rester sans réponse concrète.

Après des années de service, certains employés disent avoir le sentiment d’être abandonnés par l’État qu’ils ont pourtant servi pendant une grande partie de leur vie professionnelle. Ils annoncent leur détermination à poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’obtention d’une réponse officielle et de mesures concrètes de la part des autorités.

Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)


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