Ravine Pintade : cinq ans après, les familles des victimes réclament toujours justice
Cinq ans après le drame de Ravine Pintade, les familles des victimes attendent toujours des réponses judiciaires. Treize jeunes artistes du groupe New Wave avaient perdu la vie dans la nuit du 20 au 21 septembre 2021.

Port-au-Prince, le 21 septembre 2026. —L’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) réclame à nouveau l’établissement des responsabilités. Par la voix de son directeur exécutif, l’avocat Darbenzky Gilbert, l’organisation dénonce ce qu’elle considère comme une persistance de l’impunité dans ce dossier.

Treize jeunes artistes tués
Le drame s’est produit alors que les membres du groupe New Wave tournaient un vidéoclip à Ravine Pintade.
Selon l’ORDEDH, des tirs impliquant des policiers avaient fait plusieurs victimes. L’organisation affirme que les suites judiciaires n’ont pas permis, jusqu’ici, d’établir les responsabilités.
Cinq ans plus tard, le dossier reste une source de préoccupation pour les familles et les survivants.
Des survivants toujours marqués
L’ORDEDH évoque également les conséquences du drame sur les personnes qui y ont survécu.
Parmi elles figure Jacob Jean. Selon l’organisation, il vit toujours avec les séquelles de cette nuit. Une balle serait encore logée dans son pied.
L’ORDEDH affirme également que Jacob Jean n’a jamais été contacté par la Police nationale d’Haïti (PNH) dans le cadre du suivi de son dossier.
L’organisation cite aussi le cas de Louis C. Loubens, fils d’un inspecteur présenté comme victime de l’attaque. Selon l’ORDEDH, il attend toujours que justice soit rendue.
L’ORDEDH demande l’identification des responsables
L’organisation rappelle avoir demandé, dès 2022, l’identification et l’arrestation des policiers qu’elle estime impliqués dans le drame.
Elle avait également réclamé leur traduction devant la justice.
Cinq ans après les faits, Darbenzky Gilbert renouvelle cet appel. L’ORDEDH demande à la PNH de faire avancer le dossier et d’apporter des réponses aux familles et aux survivants.
L’organisation s’adresse également au directeur général a.i. de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison. Elle l’exhorte à prendre des mesures pour faire progresser le dossier judiciaire.
Pour l’ORDEDH, l’établissement des responsabilités demeure nécessaire pour les familles des victimes et les survivants de Ravine Pintade.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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