Manequin, ancien Secrétaire d’État et Ministre de la Défense, quelle est la priorité de Mario Andrésol pour contrôler le territoire ?
Deux mois et quatre jours après son installation comme Ministre de la Défense, Mario Andrésol multiplie les visites dans des bases militaires. Ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique et ancien Directeur de la Police Nationale d’Haïti, il revient au cœur du dispositif sécuritaire avec de fortes attentes. Cependant, entre communication officielle, images publiques et terrain toujours dominé par les gangs, on se demande quelle est réellement la priorité de l’homme à trois chapeaux ?

Port-au-Prince, le 7 mai 2026-
En effet, dès sa prise de fonction le 4 mars dernier, le Gouvernement avait misé sur l’expérience de Mario Andrésol. Son passé à la tête de la PNH avait incarner une réponse forte à la montée de l’insécurité. Ce, malgré un bilan vierge comme Secrétaire d’État à la sécurité publique. De fait, sa nomination au ministère de la Défense portait l’espoir d’un changement de rythme et d’efficacité.
Cependant, sur le terrain, les résultats tardent à se matérialiser. Depuis plusieurs semaines, le Ministre enchaîne les visites dans différentes installations militaires. On l’a vu dans des bases des Forces Armées d’Haïti, où les inspections et évaluations se multiplient. Par ailleurs, les communiqués officiels insistent sur la modernisation, la formation et la restructuration des FAd’H.
Toutefois, aucune opération visible contre les groupes armés n’a été clairement attribuée à ce dispositif depuis son arrivée. Entre-temps, la réalité sécuritaire est critique. Des commissariats ont été incendiés, la dernière à Marchand Dessalines. Des zones entières sont sous contrôle de groupes armés et la Police Nationale continue d’opérer en première ligne avec des moyens limités.
De son côté, la présence active des forces militaires reste discrète sur les théâtres d’affrontements majeurs. Ainsi, le manque de professionnalisme devient de plus en plus visible entre les activités institutionnelles du Ministre et la situation sur le terrain. Les déplacements officiels et les séances d’inspection donnent une image d’activité, mais ne se traduisent pas en résultats pour la population.
De fait, la figure de Mario Andrésol suscite des interrogations. Entre son passé d’expert en sécurité publique et son rôle actuel à la Défense, la frontière entre action et communication politique devient floue. Pendant que la crise sécuritaire continue de s’aggraver, le Ministre agit-il comme un responsable ou se limite-t-il à occuper l’espace institutionnel par des visites et des images pour la galerie ?
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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