Décret électoral en Haïti : l’exigence des 30 000 membres divise la classe politique
Une disposition du projet de décret électoral du Conseil électoral provisoire suscite un vif débat en Haïti. Le texte impose à chaque parti politique de présenter une liste de 30 000 membres, adhérents ou sympathisants, pour inscrire des candidats aux prochaines élections.

Port-au-Prince, 4 mai 2026. —Selon l’article 139, ces membres doivent jouir de leurs droits civils et politiques.
Une partie de l’opinion publique soutient la mesure. Elle y voit un moyen d’assainir le système politique et de renforcer la crédibilité des partis.
Pour plusieurs observateurs, cette exigence pourrait limiter les structures fictives. Elle garantirait une base réelle de soutien populaire.
Mais des responsables politiques expriment des réserves. Ils jugent la mesure difficile à appliquer.
Selon eux, elle risque d’exclure les petites formations. Ces partis manquent souvent de moyens pour constituer et vérifier une telle base de données.
Le projet prévoit aussi des mécanismes de contrôle stricts. Objectif : vérifier l’authenticité des listes et éviter les fraudes liées aux Numéros d’Identification Nationale uniques.
Cette disposition vise à renforcer la transparence du processus électoral.
Entre soutien et critiques, l’exigence des 30 000 membres s’impose comme un point central du débat politique.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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Je salue les vaillants membres du cpt pour cette noble decision, mais je ne suis pas totalement satisfait par ce que j’attend 300.000 membres pour un parti polique soit qualifié
Bonne mesure. Les “pseudo” partis politiques se voient obligés de faire un travail de terrain si ils veulent subsister…