Le renforcement des capacités des jeunes, moteur d’une inclusion réelle en Haïti
Alors que le pays célébrait la fête de l’Agriculture et du Travail ce vendredi 1er mai 2026, l’émission « Salon des Invités », diffusée sur Vant Bèf Info (VBI), a mis l’accent sur l’avenir de la nation : sa jeunesse. Avec la participation du représentant de l’Association Professionnelle pour le Renforcement de Capacités, l’Inclusion sociale et l’Éducation (APRECIE), le débat a porté sur une thématique centrale : « Le renforcement des capacités des jeunes en Haïti, un préalable à l’inclusion tant prônée ».

L’inclusion au-delà des discours
L’inclusion sociale et économique reste un objectif largement évoqué, mais sa concrétisation demeure un défi dans le contexte actuel du pays. Pour le représentant de l’APRECIE, John Ossé Augustin, la clé réside avant tout dans la formation et la compétence.
Selon lui, l’accès aux opportunités est illusoire si les jeunes ne disposent pas des outils techniques et intellectuels nécessaires pour les saisir. « On ne peut pas parler d’inclusion sans préparation », a-t-il souligné au cours des échanges. Le renforcement des capacités apparaît ainsi comme un socle indispensable à la participation citoyenne et à l’autonomie économique des jeunes Haïtiens.
Des défis structurels à surmonter
L’émission a également mis en lumière les obstacles majeurs qui freinent cet objectif. Le manque d’infrastructures de formation, l’inadéquation entre le système éducatif et les besoins du marché du travail, ainsi que l’insuffisance de politiques publiques adaptées constituent des défis persistants. Toutefois, une note d’espoir a été exprimée. L’invité a plaidé pour une synergie entre l’État, le secteur privé et les organisations de la société civile afin de créer des centres de formation adaptés aux réalités contemporaines.
Un appel à l’action pour la jeunesse
Au-delà du débat, ce numéro du « Salon des Invités » s’est voulu un véritable appel à l’action. L’inclusion ne doit plus rester un slogan, mais devenir une réalité concrète. En ce sens, John Ossé Augustin a proposé la mise en place d’une « Politique Nationale de Jeunesse » par l’État.
Ce plan repose sur plusieurs axes essentiels, notamment l’employabilité et l’entrepreneuriat visant à réduire le chômage des jeunes, l’éducation pratique et les compétences afin d’adapter la formation aux besoins du marché, le financement et les partenariats pour garantir la durabilité des initiatives, ainsi que la participation et le leadership dans le but de renforcer l’implication des jeunes dans les décisions publiques.
En clôturant l’émission, le message est resté clair : la jeunesse haïtienne constitue une force vive essentielle au développement du pays, mais elle demeure en attente de moyens concrets pour transformer son potentiel en réalité. Le renforcement des capacités apparaît ainsi comme un véritable projet de société, au-delà du simple cadre éducatif.
Anilus Aniel
Vant Bèf Info (VBI)
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