Attaque du sous-commissariat de Seguin : un bilan lourd et des failles sécuritaires pointées
La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé la reprise de contrôle du sous-commissariat de Seguin, à Marigot, après une attaque armée survenue dans la nuit du 13 au 14 avril.

Port-au-Prince, 15 avril 2026. —L’attaque a eu lieu vers 3h30 du matin. Des dizaines d’individus lourdement armés ont pris d’assaut le poste de police. Les agents ont riposté avant de se replier face à la puissance de feu.
Un bilan humain et matériel lourd
Le bilan est grave. Six civils ont été tués. Ils tentaient d’aider la police. Trois policiers ont été blessés.
Les dégâts matériels sont importants. Un groupe électrogène et deux motocyclettes ont été emportés. Trois véhicules ont été incendiés, dont deux de la PNH et un du MTPTC.
Des alertes ignorées
Des informations faisaient état d’une attaque imminente. Ces alertes circulaient dans la zone depuis plusieurs jours.
Selon plusieurs sources, aucune mesure visible n’a été prise pour renforcer la sécurité. Cette absence d’anticipation suscite des critiques.
Une réponse jugée tardive
Après l’attaque, des renforts de l’UDMO ont été déployés. Ils ont repris le contrôle de la zone après le départ des assaillants.
La Direction de la communication de la PNH (DIKOP) confirme cette reprise. Mais l’intervention est jugée réactive.
Une insécurité qui s’étend
Cette attaque montre la vulnérabilité des infrastructures policières. Elle confirme aussi l’expansion de la violence armée dans de nouveaux départements.
Le drame relance le débat sur la stratégie sécuritaire. Il pose aussi la question du rôle des civils dans ces affrontements.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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