Artibonite : plus de 70 morts et 5 291 déplacés après le massacre de Jean Denis, selon le RNDDH
Le RNDDH a publié un rapport accablant sur le massacre de Jean Denis, survenu dans la nuit du 28 au 29 mars 2026. Au moins 70 personnes ont été tuées, plus de 30 blessées et une personne est portée disparue. Le bilan fait aussi état de 5 291 déplacés.

L’attaque est attribuée au gang Gran Grif, basé à Savien.
Port-au-Prince, 13 avril 2026. —Une attaque annoncée mais non empêchée
Selon le rapport, des alertes existaient depuis plusieurs semaines. Le RNDDH évoque des liens entre policiers et gangs, dénoncés depuis décembre 2025.
Aucune mesure n’a été prise. Les agents indexés sont restés en fonction.
L’attaque a débuté vers 2 heures du matin à Pont Benoît. Les assaillants ont ensuite progressé vers plusieurs localités.
Des violences extrêmes contre la population
Une coalition d’auto-défense a tenté de résister. Elle a été rapidement débordée.
Les habitants se sont retrouvés sans protection. Plusieurs zones ont été attaquées : Bwa Lavil, Descordes, Dupitraye et Raymoncin.
Des civils ont été tués en fuite ou dans leurs maisons. Des habitations ont été incendiées. Des commerces ont été pillés.
Parmi les victimes figurent des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées.
Des dégâts humains et matériels importants
Au moins 53 victimes ont été identifiées. Treize blessés sont formellement recensés. Certains restent dans un état critique.
Le massacre a causé le déplacement de 5 291 personnes. Elles ont fui vers Saint-Marc, Bokozèl et Marchand-Dessalines.
Au moins 23 bâtiments ont été incendiés. Plusieurs familles ont tout perdu.
Des motivations liées au contrôle du territoire
Le rapport évoque plusieurs causes. Des conflits autour du vol de bétail. La saisie d’armes destinées au gang. Et la lutte pour le contrôle des routes.
Les groupes armés cherchent à imposer des points de rançonnement.
Une réponse jugée insuffisante
La police affirme avoir déployé des blindés le 29 mars. Leur arrivée a été tardive.
Les forces ont quitté la zone après une brève intervention. Une opération par drones, le 6 avril, est décrite comme un échec.
De lourdes accusations contre l’État
Le RNDDH accuse l’État d’inaction. Il évoque des complicités au sein de la police, notamment à l’UDMO.
Aucune assistance majeure n’a été fournie aux victimes. Les familles prennent en charge les blessés et les funérailles.
Certains corps restent dans des morgues à Saint-Marc.
Une crise sécuritaire aggravée
Le rapport souligne l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti. Il met en évidence les failles de l’État.
Le RNDDH appelle à une réponse urgente et structurée.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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