Hausse des prix du carburant, une décision qui aggrave la crise
Le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) a annoncé une hausse des prix des carburants en Haïti. La mesure entre en vigueur le 2 avril 2026. Le gallon de gazoline passe à 725 gourdes. Le diesel atteint 850 gourdes. Le kérosène est fixé à 845 gourdes.

Port-au-Prince, 1er avril 2026.- Cette décision intervient dans un contexte de crise grave en Haïti. L’économie est en difficulté. L’insécurité persiste. Le pouvoir d’achat des ménages est en chute. Aucun mécanisme d’accompagnement n’a été annoncé par le gouvernement.
Les conséquences s’annoncent immédiates. Le coût du transport va augmenter. Les prix des produits alimentaires risquent de grimper. Les activités de production seront affectées. La population, déjà vulnérable, reste la principale victime.
La situation sécuritaire aggrave la crise. Dans l’Artibonite, des attaques attribuées au gang Gran Grif ont fait plusieurs morts cette semaine. Cette région, autrefois essentielle à la production de riz, est aujourd’hui paralysée.
Les routes nationales 1 et 2 sont en partie contrôlées par des groupes armés. Les échanges sont perturbés. Les produits deviennent rares sur les marchés, notamment à Port-au-Prince et dans les villes de province.
L’économie haïtienne est en récession depuis plusieurs années. Le principal aéroport du pays reste fermé. Cette situation limite les échanges et freine toute reprise.
La crise humanitaire s’intensifie. Plus de 1,4 million de personnes sont déplacées. Environ 5,7 millions d’Haïtiens font face à une insécurité alimentaire aiguë. Près de 2,6 millions d’enfants ont besoin d’aide humanitaire.
La hausse des prix du carburant ajoute une pression supplémentaire. Elle renforce les difficultés économiques et sociales. Elle illustre les limites de la réponse des autorités face à la crise.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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