Nouvelles attaques de gangs dans l’Artibonite provoquant l’exode des riverains
Près de 500 personnes ont fuient la violence des gangs à Petite Rivière de l’Artibonite, suite à une nouvelle attaque survenue lundi dernier notamment dans la 2ᵉ section communale de Bas Coursin II, a indiqué l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), sur son site officiel ce jeudi.

Artibonite, le 5 mars 2026. Cette nouvelle attaque a provoqué la fuite d’environ 446 personnes, soit 102 ménages, dans la commune de Petite Rivière de l’Artibonite, et la majorité des personnes déplacées (96%) ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil, tandis que 4% se sont installées dans deux anciens sites déjà existants avant ces assauts, dans ce département.

Par ailleurs, dans un rapport publié par le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) couvrant la période allant d’octobre à décembre 2025, l’organisation internationale avait alerté sur le niveau très élevé des violences des gangs dans l’Artibonite et sur l’application de procédures immédiates pouvant permettre de pallier à ce phénomène et de protéger la vie des citoyens dans le département.

Mais dans les faits, aucune action concrète n’a été entreprise pour empêcher les gangs armés de continuer à régner en dans le Bas-Artibonite.

L’organisation a précisé que lors de ces attaques, au moins 148 personnes ont été tuées en trois mois, tandis que 127 autres ont été blessées.
La commune de Liancourt, déjà ciblée par plusieurs attaques ultérieures a enregistré le plus grand nombre de victimes soit 35%, suivie de Petite Rivière de l’Artibonite, 11 %, de Montrouis 10 %, de L’Estère et de Verrettes à raison de 9 % chacune.
À rappeler que ces attaques ont été menées par des gangs locaux, dont Délugé, Gran Grif, Kokorat San Ras et Raboteau ainsi que par des gangs basés dans la capitale, principalement le groupe armé dirigé par le dénommé Jeff et dont le fief se trouve à Canaan.
À noter par ailleurs qu’autant la population civile que les membres des groupes d’autodéfense ont été victimes lors de ces confrontations.
En outre, entre le 29 novembre et le 6 décembre 2025, lors d’attaques menées par des membres du gang Gran Grif à Pont Sondé (Saint-Marc), au moins 34 personnes ont été tuées ou blessées.
Au total, durant l’année 2025, plus de 6 000 morts et plus de 2 700 blessés ont été enregistrés dans les violences des gangs dans le département de l’Artibonite.
Dans un contexte de sécurité précaire, agrémenté par la crise politico-économique qui sévit dans le pays, la population civile continue de faire les frais lors d’attaques de gangs armés tant dans la capitale que dans les villes de provinces.
Tout cela, sous les yeux impassibles des autorités qui continuent de multiplier les stratagèmes pour se maintenir au pouvoir, sans se préoccuper du sort de la population, dénonce plus d’un.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
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