Sécurité : Au Sénat, le gouvernement français exclut toute participation militaire en Haïti
La France a réaffirmé son soutien aux efforts internationaux pour rétablir la sécurité en Haïti, tout en excluant, pour l’instant, toute participation militaire directe à la Force de Répression des Gangs (FRG), autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 3 octobre 2025.

Paris, le 19 février 2026.- La sénatrice du parti Les Républicains (LR) de Saint-Barthélemy, Micheline Jacques, a interpellé l’exécutif sur l’absence de la France dans la lutte contre les gangs qui terrorisent Haïti, interpellant ainsi le gouvernement sur une éventuelle contribution militaire française.
L’élue a estimé qu’un engagement des forces armées françaises en Haïti constituerait un signal politique fort face à l’aggravation de la crise sécuritaire.
Elle a rappelé que la France a soutenu la création d’une force de répression des gangs, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2025 pour contribuer à la sécurisation du pays.
Selon elle, une participation française serait cohérente compte tenu du rôle déterminant de la France dans sa constitution et de la place qu’occupe la diplomatie française en Haïti.
En guise de réponse, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé que Paris ne prévoit pas d’envoyer de troupes en Haïti.
Il a précisé que la France privilégie un soutien diplomatique, financier et logistique à la Force de Répression des Gangs (FRG), plutôt qu’une implication militaire sur le terrain.
Le chef de la diplomatie française a réaffirmé le soutien diplomatique de Paris aux autorités haïtiennes, évoquant un appui aux autorités intérimaires dans leurs efforts pour rétablir la sécurité ainsi qu’un soutien constant aux forces armées haïtiennes.
Le ministre a toutefois mis l’accent sur l’engagement financier. Il a indiqué que la France avait mobilisé 40 millions d’euros en 2024 comme en 2025 pour Haïti, dont 16 à 17 millions consacrés à l’aide humanitaire, 17 millions au développement et 4 millions au secteur de la sécurité.
Il a également annoncé une nouvelle contribution de 3,5 millions d’euros au fonds d’affectation spéciale destiné à la mission.
La mission prévoit l’envoi progressif d’environ 5 500 soldats issus de plusieurs pays entre avril et septembre 2026, afin d’épauler les forces de l’ordre notamment la Police Nationale d’Haïti et les Forces Armées d’Haïti dans la lutte contre les groupes armés.
Il convient de rappeler que selon Jack Christofides, représentant spécial de la Force de Répression des Gangs (FRG) pour Haïti, avait annoncé en janvier dernier que le déploiement complet de ladite force aura lieu en octobre 2026, avec un financement assuré pour une durée d’un an. L’arrivée des premiers contingents est prévue en avril prochain.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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