Des milliers de carnavaliers remarqués pour le 2e jour gras dans plusieurs villes du pays

Des milliers de carnavaliers ont envahi les rues lundi 16 février 2026 à l’occasion du deuxième jour gras, témoignant d’une forte mobilisation populaire à travers le pays. De Gonaïves à Jacmel, en passant par Fort-Liberté, Cap-Haïtien, Les Cayes et le quartier de Canapé-Vert, les festivités ont rassemblé une foule nombreuse dans une ambiance animée par chars musicaux, groupes déguisés et DJ ambulants. D’autres communes ont également enregistré une forte participation.

Port-au-Prince, le 17 février 2026. — L’ambiance était particulièrement festive dans plusieurs zones urbaines, notamment à Canapé-Vert, où des milliers de jeunes ont défilé au rythme des bandes à pied et de la musique carnavalesque. Plusieurs participants ont revendiqué leur attachement à cette tradition.

« Le carnaval fait partie de notre culture. On ne peut pas tout arrêter à cause de la peur », a confié un jeune fêtard rencontré sur place.

Pour ces participants, maintenir les festivités constitue une manière de préserver l’identité culturelle et d’empêcher que l’insécurité n’efface les repères collectifs. Mais dans le même quartier, certains riverains ont exprimé une position contraire, estimant que la priorité devait être accordée à la sécurité.

« On ne peut pas danser comme si tout était normal alors que des zones sont bloquées ou contrôlées par des groupes armés », a dénoncé une habitante du quartier, évoquant notamment le déplacement massif de populations provoqué par la violence.

Par ailleurs, la mairie de Pétion-Ville a annoncé la suspension des festivités dans la commune, invoquant plusieurs incidents survenus lors de la première journée, dont un mort. Malgré ces mesures, d’autres rassemblements ont été observés dans la capitale. Au Champ de Mars, notamment devant le Rex Théâtre, plusieurs bandes à pied ont attiré une foule importante, en dépit des appels à la prudence.

À rappeler que plusieurs mairies reçoivent des subventions pour organiser les festivités locales, en l’absence d’un carnaval national. La question reste posée : faut-il maintenir les célébrations pour préserver le patrimoine culturel, ou revoir leur organisation tant que certaines zones demeurent sous tension ?

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)


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