Corruption : Pierre Espérance met en cause l’ensemble des membres du CPT et dénonce un « décret d’impunité »
Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a accusé l’ensemble des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) d’être impliqués dans des pratiques de corruption, lors d’une intervention radiophonique sur Magik9, ce vendredi 6 février 2026.

Port-au-Prince, 6 février 2026 – Selon Pierre Espérance, les conseillers présidentiels auraient bénéficié de ressources publiques auxquelles ils n’avaient pas droit, notamment à travers un partage de fonds destinés aux services de renseignement. Il a précisé que, bien que les niveaux d’implication puissent varier d’un membre à l’autre, aucun conseiller ne serait, selon lui, totalement exempt de responsabilités.
Le responsable du RNDDH estime que ces pratiques auraient contribué à affaiblir la gouvernance publique et à accentuer l’instabilité du pays. Il a notamment évoqué l’impact de ces agissements sur la sécurité nationale et la gestion des finances publiques.
Pierre Espérance a également critiqué le décret portant organisation de la Haute Cour de justice, qu’il considère comme un dispositif visant à protéger les membres du CPT contre d’éventuelles poursuites judiciaires à l’issue de leur mandat. Il a qualifié ce texte de « décret d’impunité », estimant qu’il favoriserait l’absence de reddition de comptes.
Selon lui, certaines personnalités déjà impliquées dans des dossiers de corruption, notamment liés au scandale PetroCaribe, auraient exercé des pressions en vue de l’adoption de ce décret.
Ces déclarations surviennent dans un contexte marqué par une défiance persistante envers les institutions de transition et relancent le débat sur la transparence, la responsabilité des dirigeants et la lutte contre la corruption en Haïti.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
