Carnaval 2026 en Haïti : la question sécuritaire au cœur des préoccupations
À l’approche des festivités du carnaval 2026 et de la date symbolique du 7 février, la sécurité des carnavaliers et du public s’impose comme une préoccupation majeure dans un contexte national marqué par une insécurité persistante. À ce jour, aucun plan de sécurité détaillé n’a encore été officiellement présenté par les autorités compétentes, alors que les dates des 16, 17 et 18 février sont évoquées pour la tenue des jours gras.

Port-au-Prince, février 2026. —La situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs régions du pays. Des attaques armées, enlèvements et actes de pillage continuent d’affecter tant les zones urbaines que rurales, limitant la circulation des citoyens et compliquant l’organisation d’événements publics de grande ampleur. Ces conditions soulèvent des interrogations quant à la capacité des institutions à garantir la sécurité durant les activités carnavalesques.
Malgré ce contexte, des animations pré-carnavalesques sont déjà observées dans plusieurs communes, notamment à Delmas et à Fort-Liberté. Dans la nuit du dimanche 1ᵉʳ février 2026, des citoyens ont participé à des programmes festifs nocturnes, illustrant l’attachement de la population à cette tradition culturelle. Certains participants évoquent toutefois un climat d’incertitude. « C’est important de célébrer notre culture, mais la peur est toujours présente. Beaucoup hésitent à sortir tard », confie un habitant de Delmas.
Du côté des forces de l’ordre, des sources soulignent la nécessité d’un dispositif sécuritaire renforcé pour tout rassemblement populaire. Un officier, s’exprimant sous couvert d’anonymat, rappelle que « la gestion de grandes foules sans plan clair et sans ressources suffisantes peut exposer les participants à des risques accrus, notamment des violences ou des attaques ciblées ».
Des organisations locales de défense des droits humains appellent également à une planification concertée, incluant des axes de circulation sécurisés, des postes de secours médical et des mécanismes d’intervention rapide en cas d’incident.
La proximité du 7 février, date historiquement marquée par des tensions politiques et des mobilisations, accentue les inquiétudes. Selon des analystes en sécurité, cette période accroît les risques d’incidents lors de grands rassemblements publics, en l’absence de mesures de prévention clairement définies.
À ce stade, les modalités de la tenue du carnaval national, avec ou sans site centralisé, demeurent incertaines. Les autorités sont attendues sur des annonces concrètes concernant la sécurité, condition essentielle pour permettre à la population de participer aux festivités dans un climat plus serein.
Sarah-Lys Jules
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
