Sanctions américaines : une organisation de jeunes appelle au respect de la souveraineté et au dialogue inter-haïtien

Le Conseil national de la jeunesse chrétienne d’Haïti (CONJH) appelle au respect de la souveraineté nationale et à la poursuite du dialogue inter-haïtien conduit sous l’égide du Conseil présidentiel de transition (CPT), tout en dénonçant ce qu’il qualifie d’interventions étrangères incompatibles avec le principe d’autodétermination des peuples.

Port-au-Prince, 29 janvier 2026. —Dans un communiqué, l’organisation dit soutenir le processus de dialogue inter-haïtien, présenté comme un cadre de concertation entre forces politiques visant une solution nationale à la crise. Le CONJH estime que cette démarche constitue un passage nécessaire vers une transition « structurée, responsable et pacifique ».

L’organisation prend acte du fait qu’à l’issue des discussions, une majorité de partis politiques participants se sont prononcés en faveur du départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Elle considère que la décision entérinée par cinq Conseillers-Présidents du CPT s’inscrit dans une logique de recherche de consensus institutionnel.

Tout en reconnaissant l’importance de l’appui de la communauté internationale, notamment dans le renforcement de la Police nationale d’Haïti (PNH) et la lutte contre les groupes armés, le CONJH soutient que cette coopération doit se faire dans le respect des décisions souveraines de l’État haïtien. L’organisation affirme que ce soutien ne devrait pas, selon elle, se traduire par des pressions politiques.

Le Conseil critique également certaines déclarations internationales intervenues après la désignation d’un nouveau chef de gouvernement par le CPT, qu’il juge contraires aux principes régissant les relations diplomatiques entre États souverains, tels que consacrés par la Convention de Vienne.

Dans ce contexte, le CONJH réaffirme son soutien au bloc majoritaire du CPT, ainsi qu’aux Conseillers-Présidents cités par les autorités américaines, notamment Fritz Alphonse Jean, le Dr Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils.

L’organisation rappelle par ailleurs que l’année 2026 constitue une étape électorale déterminante et met en garde contre toute influence extérieure qu’elle considère susceptible d’affecter la crédibilité du processus électoral et la confiance citoyenne.

Le CONJH rejette toute forme de médiation ou de supervision étrangère dans l’organisation des élections, estimant que la légitimité du scrutin doit, selon elle, reposer exclusivement sur l’expression libre de la volonté populaire.

Enfin, l’organisation appelle les acteurs politiques nationaux à la retenue et à la responsabilité, et invite les partenaires internationaux à privilégier une approche qu’elle qualifie de respectueuse et constructive.

Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)


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