Washington élargit les sanctions : deux conseillers-présidents et un ministre haïtiens visés

Les autorités américaines ont annoncé, ce mercredi, l’imposition de nouvelles restrictions de visa à l’encontre de trois hauts responsables haïtiens, accusés de contribuer à l’instabilité du pays. Les mesures concernent deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) ainsi qu’un ministre en fonction.

Port-au-Prince, 28 janvier 2026. Dans une déclaration relayée par l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, le Département d’État indique que ces responsables auraient, par leurs actions, favorisé l’expansion et l’influence de groupes armés en Haïti, dont certains sont classés par Washington comme organisations terroristes étrangères. Comme lors de précédentes annonces similaires, les autorités américaines ont choisi de ne pas divulguer l’identité des personnes sanctionnées.

S’exprimant sur le dossier, le porte-parole adjoint principal du Département d’État, Thomas Pigott, a confirmé que les sanctions s’inscrivent dans le cadre de l’article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité (INA). Cette disposition permet de refuser l’accès au territoire américain à toute personne dont la présence ou les activités pourraient porter atteinte à la politique étrangère des États-Unis.

En application de cette décision, l’ensemble des visas détenus par les personnes concernées sera annulé, tout comme ceux de leurs proches immédiats, notamment les conjoints et les enfants. Washington réaffirme ainsi sa détermination à sanctionner tout acteur jugé responsable de la déstabilisation d’Haïti et, plus largement, de la région.

Cette nouvelle annonce intervient moins d’une semaine après des mesures similaires visant deux autres membres du CPT, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles. Avant eux, Fritz Jean avait également été frappé par des sanctions américaines. Selon les autorités américaines, ces décisions concernent des conseillers-présidents impliqués dans des manœuvres visant à écarter le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Le groupe des cinq conseillers-présidents favorables au départ du chef du gouvernement comprend également Smith Augustin et Leslie Voltaire, déjà cités dans les tensions internes qui traversent l’exécutif de transition.

Le Département d’État assure, pour sa part, qu’il poursuivra ses efforts afin de promouvoir la responsabilité et de combattre toute action susceptible d’aggraver la crise politique et sécuritaire en Haïti.

Ronald André


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One comment

  • Angelor Chancy

    Nous avons la preuve que une fois de plus nous avons été dirigés par des bandits voleurs ..
    Comme dirait l’un des anciens présidents bandits :
    QUE LE PEUPLE LEUR DONNE CE QU’ILS MÉRITENT…………
    A buen oidor buen entendor.