Venezuela : Delcy Rodríguez dénonce l’ingérence américaine et revendique la souveraineté nationale
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a dénoncé, ce lundi 26 janvier 2026, ce qu’elle qualifie d’ingérence des États-Unis dans les affaires internes de son pays, affirmant que l’avenir politique du Venezuela doit être décidé exclusivement par les Vénézuéliens.

Caracas, 26 janvier 2026.- S’exprimant devant des travailleurs du secteur pétrolier dans l’est du pays, la cheffe de l’État a rejeté toute forme de tutelle étrangère dans la gestion des affaires nationales. Elle a déclaré que les différends politiques doivent être réglés par des mécanismes internes, sans pressions extérieures, appelant au respect de la souveraineté nationale.
Cette prise de position intervient plus de trois semaines après l’opération militaire américaine menée à Caracas, qui a conduit à l’arrestation de l’ancien président Nicolás Maduro. À la suite de cette intervention, le président américain Donald Trump avait indiqué que Washington entendait accompagner les décisions politiques du Venezuela jusqu’à l’instauration d’une transition jugée stable.
Jusqu’à présent, Delcy Rodríguez, investie présidente par intérim le 5 janvier, était perçue par certains acteurs internationaux comme une figure susceptible d’assurer une transition sans rupture institutionnelle majeure. Début janvier, plusieurs médias américains, dont le New York Times et le Wall Street Journal, avaient rapporté qu’un rapport des services de renseignement des États-Unis la présentait comme un profil capable de préserver la stabilité politique. Le président américain avait lui-même salué publiquement sa désignation.
Malgré ces signaux favorables, la présidente par intérim affirme refuser toute orientation politique imposée de l’extérieur. Elle soutient que le pays, déjà éprouvé par des crises prolongées, doit désormais définir son avenir de manière autonome.
Dans les faits, le gouvernement intérimaire maintient toutefois des relations fonctionnelles avec Washington. Plusieurs accords pétroliers ont été conclus, des réformes ont été engagées dans le secteur des hydrocarbures et des discussions ont été ouvertes avec des partis d’opposition en vue d’un dialogue politique.
Par ailleurs, les autorités affirment avoir procédé à la libération de plusieurs centaines de prisonniers politiques depuis décembre. Ces chiffres sont contestés par certaines organisations de défense des droits humains, qui évoquent un nombre inférieur de libérations effectives.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
Avec AFP
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