Kenscoff : plus de 400 morts, dont des policiers un lourd bilan des violences armées dressé par le MSK
Douze mois après l’irruption des gangs armés dans la commune de Kenscoff, le Mouvman Pou Sove Kenskòf (MSK) a présenté un bilan partiel des exactions. Dans la section Bongard, on dénombre 290 morts, dont 5 policiers, ainsi que 20 disparus, 35 personnes enlevées, une dizaine de blessés, 5 écoles pillées et 3 incendiées. Dans la section Sourcailles, le bilan fait état de 51 morts, parmi eux 3 agents de la BSAP, 3 brigadiers, 10 policiers et 3 soldats des FADH. Ces chiffres ont été rendus publics par la porte-parole du MSK, Raymonde Jean Antoine, aux côtés d’Edner Nazaire, CASEC de Bongard, et Berthony Alté, CASEC de Sourcailles.

Kenscoff, le 13 janvier 2026–
Lors d’une conférence de presse tenue le lundi 12 janvier 2026, des citoyens engagés ont lancé un appel pressant aux autorités centrales. Ils exhortent l’État à redoubler d’efforts et de vigilance pour repousser les bandes armées et reprendre les espaces occupés par les malfrats.
Les conséquences de l’invasion des gangs sont visibles : des églises et des écoles ont cessé de fonctionner, tandis que de nombreuses petites et moyennes entreprises ont été détruites, fragilisant davantage le tissu économique local.
Dans ce contexte, le maire de Kenscoff affiche sa détermination. Refusant de céder à la peur, Massillon Jean affirme que la commune ne tombera pas, douze mois après l’assaut des gangs. « L’heure est venue de tourner cette page empreinte d’amertume et de douleur afin de renouer avec le passé », a-t-il déclaré avec fermeté.
Mais Kenscoff n’est pas un cas isolé. En 2025, plusieurs communes ont subi la loi des gangs armés. À l’aube de 2026, une question demeure : l’État central dispose-t-il réellement d’un plan de démantèlement efficace pour mettre fin au siège des bandes armées dans le Centre, l’Artibonite et l’Ouest ?
Uguenson Auguste
Vant bèt info (VBI)
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