Seize ans après le séisme du 12 janvier 2010 : la mémoire au centre d’une causerie à la DNL

À l’occasion du seizième anniversaire du séisme du 12 janvier 2010, la Direction Nationale du Livre (DNL) a organisé une causerie intitulée « Dire la douleur pour ne pas l’effacer : Mémoire, Écriture et Transmission après le 12 janvier 2010 ». L’événement a rassemblé intellectuels, acteurs culturels et étudiants autour du devoir de mémoire et de l’engagement citoyen.

Port-au-Prince, 12 janvier 2026. Seize ans après le tremblement de terre qui a coûté la vie à près de 200 000 personnes, la rencontre a mis l’accent sur l’importance de transformer la douleur collective en mémoire active. Parmi les intervenants figuraient Madame Alice Théard et le professeur Dérinx Petit-Jean, qui ont partagé analyses et réflexions sur l’écriture, l’histoire et la transmission.

Madame Théard a rappelé la gravité de cette journée et son impact durable sur l’imaginaire collectif haïtien. Elle a insisté sur la nécessité de se souvenir pour éviter la banalisation de la souffrance et a appelé les jeunes générations à cultiver l’amour du pays tout en restant résilientes face aux épreuves.

« Être citoyen ne se limite pas à l’obtention de diplômes ou à la réussite académique », a affirmé Madame Théard, soulignant que l’engagement réel repose sur la responsabilité, la solidarité et la persévérance.

Le professeur Petit-Jean, de son côté, a abordé le séisme sous un angle scientifique, évoquant les principales hypothèses naturelle et provoquée autour de la catastrophe. Il a rappelé que ces débats ne doivent pas occulter la dimension humaine et historique du drame.

L’historien a également replacé le séisme de 2010 dans une longue série de catastrophes ayant affecté Haïti au fil des siècles, notamment la tragédie liée à l’extermination des premiers habitants. Selon lui, ces événements contribuent à expliquer certaines fragilités persistantes de la société haïtienne.

Enfin, M. Petit-Jean a souligné les défis multidimensionnels auxquels le pays est confronté aujourd’hui et a appelé à une prise de conscience collective, visant une reconstruction fondée sur la solidarité et l’engagement citoyen.

Cette causerie, organisée en collaboration avec le Club des Amis du Livre et la Promotion 2025-2029 de l’École Normale Supérieure (ENS), a pour objectif de faire du livre, de la parole et de la mémoire des instruments de reconstruction morale et sociale.

Se souvenir, écrire et transmettre : seize ans après le 12 janvier 2010, le devoir de mémoire reste un acte essentiel pour Haïti.

Josué François
Vant Bèf Info


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.