Giorgia Meloni propose de renouer le dialogue avec Moscou

Dans sa conférence annuelle tenue le vendredi 09 janvier 2026, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni a proposé de renouer le dialogue avec Moscou et a préconisé la nomination d’un envoyé unique de l’Union Européenne (UE) pour éviter la multiplicité des voix dans les négociations avec le président russe, Vladimir Poutine.

Rome, le 10 janvier 2026. A l’instar d’Emmanuel Macron, quelques jours plus tôt, la dirigeante italienne a estimé que le moment est venu où l’Europe devrait parler aussi avec la Russie. «Si l’Europe décide de participer à la phase de négociations en cours en parlant avec une seule des parties, je crains qu’à la fin sa contribution positive soit limitée», a t-elle affirmé.

Elle a reconnu toutefois qu’il serait « absolument prématuré » d’envisager le retour de Moscou au sein du G7. Cependant, elle a maintenu être en accord total avec le président français Emmanuel Macron, qui a récemment appelé l’Europe à engager le dialogue avec Moscou alors que les efforts se poursuivent pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

« Je pense que Macron a raison sur ce point. Je crois que le moment est venu pour l’Europe de parler également avec la Russie », a-t-elle déclaré. Meloni a par ailleurs averti que l’influence de l’Europe serait limitée si elle ne participait aux négociations qu’en ne discutant avec Kiev.

« Si nous commettions l’erreur de décider, d’une part, de rouvrir le dialogue avec la Russie, et d’autre part, de procéder de manière désordonnée, nous rendrions service à Poutine », a-t-elle affirmé. « Nous avons ce problème depuis le début. Trop de voix qui s’expriment, trop de formats. »

Elle a en outre soutenu que la principale garantie de sécurité pour l’Ukraine serait l’OTAN et a maintenu que l’Italie n’enverrait pas de troupes en Ukraine.

« La raison pour laquelle je ne crois pas que l’envoi de troupes soit nécessaire est que le principal instrument de maintien de la paix est l’article 5 de l’OTAN, qui constitue la principale forme de garantie pour l’Ukraine », a-t-elle expliqué.

À noter que cette position fait suite à la signature, le mois dernier par la France et la Grande-Bretagne, d’une déclaration d’intention sur l’éventuel déploiement futur de forces multinationales en Ukraine une fois qu’un cessez-le-feu sera atteint.

Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a toujours pas réussi à obtenir un accord avec Donald Trump sur un éventuel cessez-le-feu dans la guerre qui l’oppose à la Russie depuis 2022, et que ses alliés européens non pas non plus réussi à faire plier le président russe, l’EU envisage en dernier ressort de traiter avec Poutine pour espérer mettre fin à cette guerre qui a déjà fait près de 200 000 victimes.

Wilda Dénestant

Vant Bèf Info (VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.