Les États-Unis saisissent deux pétroliers dans l’Atlantique Nord et les Caraïbes, dont un sous pavillon russe
La tension monte dans l’Atlantique Nord. En effet, les États-Unis ont annoncé dans un communiqué publié ce mercredi 7 décembre 2026 avoir saisi deux pétroliers, dont l’un battait pavillon russe, et l’autre sans pavillon. Un navire qui était identifié comme poursuivi depuis plusieurs jours par Washington dans le cadre de son blocus contre des pétroliers liés au Venezuela.

Washington, le 7 janvier 2026. « Le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur, en coordination avec le ministère de la Guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du Bella 1 pour violation de sanctions américaines », a écrit sur X le commandement militaire américain pour l’Europe.

L’instance américaine a également indiqué que le navire a été saisi conformément à un mandat émis par un tribunal fédéral américain après avoir été suivi par l’USCGC Munro.

Washington considère que le pétrolier saisi n’avait pas de pavillon, a expliqué la porte-parole de la Maison-Blanche, alors que Moscou affirme l’avoir autorisé temporairement à naviguer sous pavillon russe.
« Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et il était visé par une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi », a déclaré Karoline Leavitt à des journalistes.
Le « Bella-1 », arraisonné par l’armée américaine, est considéré par la Maison Blanche comme « un navire de la flotte fantôme vénézuélienne » qui naviguait « sans pavillon », contrairement à ce qu’affirme la Russie. Le « Sophia », saisi en mer des Caraïbes, est accusé d’avoir enfreint « des sanctions américaines », a-t-elle ajouté.
Poursuivi depuis le 21 décembre, ce pétrolier fait l’objet de sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah. Selon plusieurs médias internationaux, il se trouvait mercredi aux alentours de 7 heures, dans la zone économique exclusive de l’Islande, après avoir traversé l’océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg.
Cette saisie constitue une violation du droit maritime. « Conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, la liberté de navigation s’applique en haute mer, et aucun État n’a le droit d’utiliser la force contre des navires dûment enregistrés dans les juridictions d’autres États », a déclaré le ministère des affaires étrangères russe dans un communiqué.
À noter que les États-Unis continuent de faire main mise sur les pétroliers vénézuéliens en provenance et en partance du Venezuela, malgré la capture de Nicolas Maduro.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
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