Religion : La Fête des Rois s’effrite dans la culture haïtienne

Autrefois solidement ancrée dans les pratiques culturelles et scolaires haïtiennes, la Fête des Rois semble aujourd’hui perdre de son éclat. Jadis, les activités scolaires ne reprenaient qu’après la célébration de l’Épiphanie. Pourtant, dès le 5 janvier, plusieurs établissements scolaires, notamment de confession catholique, avaient déjà rouvert leurs portes.

Delmas,le 6 janvier 2026

Dans certaines régions du pays, des fidèles continuent néanmoins d’observer la tradition, marquant ainsi une différence notable entre les zones urbaines et rurales.

En revanche, dans le secteur séculier, aucun signe particulier ne rappelle cette célébration. Les spectacles de fin d’année et du Nouvel An étaient tous programmés entre le 15 décembre et le 2 janvier, laissant peu de place à une continuité festive jusqu’au 6 janvier.

La période dite de « vache maigre » se fait déjà sentir. Après les dépenses excessives liées aux fêtes de fin d’année, nombreux sont ceux qui s’inquiètent désormais des jours à venir. La sobriété semble avoir remplacé les excès d’antan.

Même les figures symboliques de la tradition chrétienne Gaspard, Melchior et Balthazar paraissent reléguées au second plan. Dans les entreprises où les clients sont parfois qualifiés de « rois », le contexte économique ne permet guère de prolonger l’esprit de générosité associé à cette fête, malgré sa forte charge symbolique.
La Fête des Rois, aussi appelée l’Épiphanie, est célébrée le 6 janvier, ou le premier dimanche de janvier selon les pays.

Dans la tradition chrétienne, elle commémore la visite des trois rois mages à l’enfant Jésus, guidés par l’étoile de Bethléem.

En Haïti, si cette célébration demeure dans les livres et la mémoire collective, sa pratique semble peu à peu s’effriter au fil des années.

Uguenson Auguste
Vant Bèf info VBI


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