Offensive américaine au Venezuela : un lourd bilan humain
L’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro, marque un tournant dans les relations déjà tendues entre Washington et Caracas. Selon les autorités américaines, cette intervention visait à démanteler des réseaux liés au narcotrafic et au terrorisme. L’offensive s’est soldée par un lourd bilan humain.

Port-au-Prince, 5 janvier 2026. D’après le New York Times, au moins 115 personnes ont été tuées lors de 35 attaques maritimes ciblant des navires soupçonnés de trafic entre septembre et fin décembre 2025. À ces pertes s’ajoutent plus de 80 morts recensés lors des bombardements menés début janvier sur Caracas. Les détails concernant les lieux exacts et les circonstances restent pour l’instant flous.
Un conflit qui s’inscrit dans la durée
Les tensions entre Washington et Caracas remontent à plusieurs années. En mars 2020, la justice américaine avait inculpé Nicolás Maduro pour narcotrafic. Après l’élection présidentielle vénézuélienne contestée de 2024, les États-Unis ont reconnu l’opposant Edmundo González comme président légitime, accentuant l’isolement du régime chaviste.
En 2025, l’administration américaine a classé le « Cartel de los Soles » parmi les organisations terroristes, ouvrant la voie à l’usage direct de la force militaire. Depuis, plus d’une trentaine d’attaques ont été menées dans la mer des Caraïbes, et une prime de 50 millions de dollars avait été mise sur la tête de Nicolás Maduro. La capture du président vénézuélien le 3 janvier a provoqué un choc international et relancé les débats sur la souveraineté nationale.
Réaction de la famille Maduro
Nicolas Maduro Guerra, surnommé « Petit Nicolas », lui-même visé par des accusations de narcotrafic, a réagi à la capture de son père. Dans un discours diffusé publiquement, il a affirmé :
“Vous nous verrez dans la rue, aux côtés de ce peuple. Ils veulent nous voir faibles, ils ne nous verront pas faibles. Nous sommes déterminés et forts. L’histoire dira qui ont été les traîtres.”
Le couple présidentiel se trouve désormais détenu aux États-Unis, au Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn, à New York.
Première comparution devant la justice américaine
Nicolás Maduro doit comparaître ce lundi à midi devant le tribunal fédéral de Manhattan, sous la présidence du juge Alvin K. Hellerstein.
Me Olivier Piton, avocat inscrit aux barreaux de Washington et de Paris, a déclaré à l’AFP :
“Il sera jugé en tant que bandit, et non en tant que président du Venezuela. Il devrait rester incarcéré quelques mois en attendant son jugement. S’il est reconnu coupable, Maduro pourrait écoper de longues peines de prison, mais pas de la peine de mort.”
Sarah Germain
Vant Bèf Info
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