Nicolás Maduro arrêté , mais le régime chaviste se maintient au pouvoir

Contrairement aux attentes de la cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, María Corina Machado, les États-Unis ne semblent pas disposés à renverser le régime chaviste au Venezuela. Figure historique de l’opposition, elle avait plaidé pour une transition politique visant à remettre le pouvoir aux mains de l’opposition, notamment en soutenant l’investiture d’Henri Falcón, candidat malheureux face à Nicolás Maduro lors de la dernière élection présidentielle.

Caracas, 4 janvier 2026

Selon María Corina Machado, une telle transition aurait permis de restaurer la démocratie dans le pays. Cependant, Washington ne prévoit pas d’appuyer l’opposition dans sa prise du palais présidentiel de Miraflores.

Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines, un sénateur américain a confié à la presse que les États-Unis n’avaient pas l’intention d’aller plus loin dans l’escalade avec Caracas.

Cette position s’appuierait sur des informations transmises par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
Pour rappel, la Cour suprême du Venezuela a ordonné, le samedi 3 janvier, à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assurer l’intérim du pouvoir à la suite de l’intervention américaine. Les juges n’ont toutefois pas déclaré Nicolás Maduro en « absence définitive », une décision qui aurait entraîné la convocation d’élections anticipées dans un délai de 30 jours.

Dans ce contexte, et malgré sa volonté affichée de contrôler temporairement la situation au Venezuela, le président américain Donald Trump a choisi de collaborer avec le régime chaviste, désormais incarné par la vice-présidente Delcy Rodríguez.

Les États-Unis ont indiqué qu’ils étaient prêts à travailler avec les autorités vénézuéliennes « si elles prennent de bonnes décisions », a déclaré Marco Rubio. Le chef de la diplomatie américaine a également rappelé que Washington dispose de leviers de pression, notamment l’embargo pétrolier, pour défendre ses intérêts et évaluer les actions du gouvernement vénézuélien dans les semaines à venir.
« S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les États-Unis conserveront de nombreux moyens pour garantir la protection de nos intérêts. Nous jugerons leurs actes à l’avenir », a insisté Marco Rubio lors d’une interview accordée à la chaîne CBS.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.