Des organisations de la diaspora haïtienne exigent la création de l’OCAG avant le 7 février 2026
Des organisations de la diaspora haïtienne appellent à la création urgente de l’Organe de Contrôle de l’Action Gouvernementale (OCAG). Dans une note commune en date du 20 décembre 2025, Voix des Haïtiens Vivant à l’Étranger (VWA LA), Konbit pour Changer Haïti, Mouvement Résistance Haïti (LHADAN Worldwide), Haitian Women of the Diaspora in Action et CCI International pressent les autorités de transition de corriger les erreurs du passé.

New York, le 21 décembre 2025. —
À cet effet, ces organisations disent élever la voix pour soutenir la proposition de la plateforme PREPEP et d’autres secteurs de la société civile en faveur de la création de l’OCAG.
Face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays, elles estiment que la mise en place de cet organe constitue une étape indispensable pour mettre un terme au vol, à la corruption et aux abus dans la gestion des affaires publiques. Elles réclament que l’organe de contrôle soit instauré dans les plus brefs délais, avant le 7 février 2026, afin d’éviter toute dérive supplémentaire au sommet de l’État durant la période de transition.
Les organisations de la diaspora dénoncent le fait que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) n’ait pas respecté les dispositions de l’Accord du 3 avril, qui prévoyait clairement la création de l’OCAG. Selon elles, cette omission n’est pas anodine : elle traduirait la volonté du CPT de gouverner sans mécanisme réel de surveillance, ouvrant ainsi la voie à l’opacité et à l’impunité.
Dans un contexte marqué par l’absence de Parlement, l’OCAG est perçu comme un contre-pouvoir essentiel, capable d’assurer un minimum d’équilibre institutionnel et de contrôle démocratique du pouvoir exécutif. La diaspora insiste sur la nécessité de légaliser l’OCAG et de le rendre pleinement opérationnel, conformément aux revendications de PREPEP, des partis politiques et des organisations de la société civile.
Pour les organisations signataires, la création effective de l’OCAG ne relève ni d’un luxe ni d’un calcul politique, mais d’une urgence nationale. Elles appellent les autorités de transition à assumer leurs responsabilités et à poser des actes concrets en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et du respect de l’intérêt général du peuple haïtien.
Azaine Mauryle
Vant Bèf Info (VBI)
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