Lutte anticorruption : l’ULCC porte la voix d’Haïti à Doha devant 192 États
Haïti était représentée au plus haut niveau à la 11ᵉ Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), tenue au Qatar. Le Directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a conduit une délégation composée de cadres de l’institution, prenant part à cette rencontre stratégique qui réunit les autorités anticorruption de 192 pays autour des grandes orientations mondiales en matière de prévention et de répression de la corruption.

Qatar, 17 décembre 2025.- Selon les publications diffusées sur son compte Facebook officiel, le DG de l’ULCC souligne l’importance de cette conférence de haut niveau, qui vise à « définir ensemble le futur agenda international de la lutte contre la corruption pour les deux prochaines années », dans un contexte mondial marqué par les crises sécuritaires et institutionnelles.
Moment fort de la participation haïtienne : l’intervention du Directeur général de l’ULCC lors d’un panel de haut niveau consacré au thème :
« Parvenir à la paix par l’intégrité : lutter contre la corruption dans des zones touchées par les conflits ». Ce panel a réuni, entre autres, le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, le ministre des Affaires étrangères du Timor-Leste, ainsi que des représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti et pour le Congo.
Dans ses publications, le responsable de l’ULCC se dit « heureux de constater la reconnaissance, au niveau international, des efforts continus de la République d’Haïti » en matière de lutte contre la corruption, malgré un contexte national marqué par « des violences graves et des conflits armés ».
Des résultats jugés concrets présentés à la communauté internationale
Devant l’assemblée des 192 États parties, le Directeur général de l’ULCC affirme avoir porté « la voix d’Haïti et l’engagement de l’ULCC à travers des actes concrets et mesurables ». Il met notamment en avant : 68 rapports d’enquête transmis à la justice, impliquant des hauts fonctionnaires actuels et anciens de l’État ; 120 requêtes acheminées au Parquet pour défaut de déclaration de patrimoine ; ainsi que l’adoption d’un décret instituant un pôle judiciaire spécialisé, dédié à la répression des crimes et délits financiers complexes. « Ces percées historiques lancent un message très clair », écrit-il, estimant que « l’ère de l’impunité doit céder la place à celle de la responsabilité et de la reddition de comptes ».
Haïti dans le débat mondial sur l’intégrité et la paix
La participation active de l’ULCC à cette conférence internationale illustre la volonté des autorités haïtiennes de s’inscrire dans les standards internationaux de gouvernance et de transparence. Pour le Directeur général de l’institution, la lutte contre la corruption demeure un levier essentiel pour la stabilité : « La bonne gouvernance ne peut être imposée que par des actions fortes, structurées et impactantes », souligne-t-il, rappelant que l’intégrité constitue un pilier indispensable pour le retour de la confiance publique et la consolidation de l’État de droit.
À Doha, la voix d’Haïti s’est ainsi fait entendre dans un espace stratégique où se dessinent les grandes lignes de la coopération internationale contre la corruption pour les années à venir.
Wandy Charles
Vant Bef Info (VBI)
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