Quinze ans de désordre financier : La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) publie un rapport alarmant sur la gestion publique
La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) a révélé, ce jeudi 10 décembre 2025, un rapport accablant sur la gestion des finances publiques au cours des quinze dernières années. La présentation, tenue à l’Hôtel Montana en présence de plusieurs hauts responsables de l’État, met en lumière une gouvernance budgétaire instable, caractérisée par des faiblesses structurelles persistantes et une absence d’amélioration malgré les réformes engagées.

Selon le conseiller Saint-Juste Monprevil, chargé de la présentation, les recettes internes demeurent dramatiquement faibles, avec une pression fiscale estimée à seulement 5 % du PIB, très en dessous de la moyenne régionale. L’État reste fortement dépendant des taxes douanières et des financements extérieurs, ce qui fragilise la planification budgétaire. Le rapport souligne également que près de 75 % du budget national a été absorbé par les dépenses de fonctionnement, contre un peu plus de 25 % consacré à l’investissement public, un niveau jugé insuffisant pour soutenir le développement du pays.
La CSCCA recommande d’accompagner les réformes législatives existantes par un cadre d’application réaliste et adapté au contexte national. Elle appelle à des mécanismes de reddition des comptes plus transparents, structurés et efficaces, indispensables au redressement du système financier haïtien. L’institution insiste sur la mise en place d’outils permettant de suivre clairement l’utilisation des ressources publiques.
Cette présentation survient dans un climat tendu, marqué par de nouveaux scandales de corruption dans l’administration publique. Les révélations récentes de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), impliquant notamment une ministre en fonction, ravivent les inquiétudes sur la faiblesse institutionnelle de l’État et la détérioration continue des services publics.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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Le rapport souligne également que près de 75 % du budget national a été absorbé par les dépenses de fonctionnement, contre un peu plus de 25 % consacré à l’investissement public, un niveau jugé insuffisant pour soutenir le développement du pays…………………
Voici ce qui devrait retenir notre attention.. En résumé les maigres ressources du pays sont partagées entre nos vautours locaux sans aucun souci pour le pays parce qu’ils savent où aller pour se faire soigner quand ils tombent malades et que leurs enfants doivent faire des études supérieures…..”CHÈK MÔ” fait partie de notre langage courant.