Haïti : Le président du CPT réaffirme son engagement dans la lutte contre la corruption
Le président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, a participé, mardi 9 décembre 2025, à la cérémonie officielle marquant la Journée internationale de lutte contre la corruption, organisée à l’hôtel Karibe, à Port-au-Prince. L’événement a réuni de hauts responsables de l’État, des diplomates, des représentants d’organisations internationales ainsi que des groupes de jeunes et d’élèves.

Petion-Ville, le 9 décembre 2025–
Dans son allocution, Laurent Saint-Cyr a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des biens publics afin de restaurer la confiance de la population et de préserver l’avenir des jeunes. La corruption, a-t-il rappelé, constitue « yon gwo danje » qui paralyse le fonctionnement des institutions. À ses yeux, aucun développement durable ni aucune élection crédible ne peut être envisagé sans un cadre d’intégrité renforcé.
Le président du CPT a salué le travail de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et réaffirmé l’engagement de son Conseil à soutenir toutes les initiatives visant à endiguer ce fléau. Il a également lancé un appel appuyé à la Justice et aux différents secteurs de la société afin qu’ils assument pleinement leurs responsabilités. « Se nan tèt ansanm nou ka elimine enpinite », a-t-il déclaré, exhortant le système judiciaire à agir pour mettre fin aux dérives.
De son côté, le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, a qualifié la corruption d’« ènmi nasyon an », en soulignant ses effets dévastateurs sur la société et l’héritage laissé par les ancêtres. Il a insisté sur le rôle central de la Justice pour assurer l’efficacité de la lutte engagée.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils Métellus, a pour sa part encouragé la population à l’unité et à l’engagement citoyen afin de transmettre « yon pi bon peyi » aux générations futures.
Malgré ces déclarations, de nombreux observateurs constatent que, lors de ce type de cérémonies, les autorités haïtiennes multiplient les discours ambitieux mais hésitent souvent à adopter des mesures fermes contre les corrompus et corrupteurs. Lorsque vient le moment d’agir, notent-ils, décisions et sanctions se font rares ou tardives.
Josué François
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
