Jean Henry Céant exprime sa « profonde consternation » après la mort d’une écolière haïtienne en République dominicaine

L’ancien Premier ministre haïtien Jean Henry Céant a exprimé, dans une note publiée mardi, sa « profonde douleur » à la suite du décès de Stephora Joseph, une fillette haïtienne de 12 ans morte à Santiago, en République dominicaine, dans des circonstances qu’il qualifie de « tragiques ». Selon Céant, cette affaire met de nouveau en lumière la question du harcèlement scolaire et des discriminations auxquelles sont confrontés certains enfants haïtiens à l’étranger.

Port-au-Prince, 2 décembre 2025. Dans son message, l’ancien chef du gouvernement appelle à une prise de conscience collective. Il estime que « le harcèlement, les discriminations et toutes les formes de bullying dans les milieux scolaires doivent être dénoncés avec force et pris en charge avec sérieux », soulignant que la protection des jeunes doit demeurer « une priorité absolue ».

Un drame qui résonne avec la situation sécuritaire en Haïti

Jean Henry Céant rapproche ce décès d’autres violences frappant la population en Haïti, notamment dans l’Ouest, le Centre et l’Artibonite, régions touchées depuis plusieurs mois par des épisodes récurrents d’insécurité. Il déplore dans sa note ce qu’il perçoit comme un manque de compassion de la part des autorités pour les victimes, affirmant que cette attitude « révèle une rupture profonde entre la souffrance du peuple et ceux qui prétendent porter sa voix ».

Appel à la responsabilité collective

L’ancien Premier ministre invite par ailleurs les parents, citoyens et institutions à « assumer pleinement leurs responsabilités » face aux défis sociaux et sécuritaires du pays. Il exhorte à « retrouver le chemin de la réconciliation, de la solidarité et du respect mutuel », estimant que la société haïtienne doit affronter « lucidement » ses difficultés, tant sur le territoire national qu’au sein de la diaspora.

Critiques contre les acteurs impliqués dans la violence armée

Céant met aussi en cause les individus et groupes qu’il accuse d’avoir « financé, armé ou soutenu » les gangs opérant en Haïti. Selon lui, ces acteurs devront « répondre de leurs actes devant la justice et devant la nation ». Il appelle à une mobilisation générale pour tenter d’enrayer la spirale de violence qui endeuille le pays.

Un message de solidarité aux familles touchées

Clôturant sa note, Jean Henry Céant présente ses sympathies aux familles éprouvées, tant en Haïti qu’à l’étranger, et lance un appel à l’unité nationale : « Que vive Haïti, dans l’unité, la fraternité, la solidarité, la dignité retrouvée et la volonté ferme de bâtir un avenir où chaque vie compte », écrit-il.

Ronald André


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