Mondial 2026 : Les fans haïtiens exclus des États-Unis malgré le retour historique des Grenadiers
Haïti retrouve enfin la Coupe du monde après 52 ans d’absence. Pourtant, cette qualification historique tourne au choc pour des milliers de supporters. Les fans haïtiens ne pourront pas entrer aux États-Unis pour encourager les Grenadiers en raison de la prohibition migratoire imposée par l’administration Trump. Cette mesure frappe 19 pays, dont Haïti, et ferme totalement la porte aux voyages touristiques.Seuls les joueurs, leurs proches et le staff bénéficieront d’une dérogation spéciale adaptée aux grands événements sportifs.

L’annonce arrive au moment même où Washington et la FIFA présentent le nouveau dispositif “FIFA Pass”, censé accélérer l’entrée des visiteurs internationaux. Gianni Infantino et Donald Trump vantent un système qui offre des rendez-vous prioritaires pour les détenteurs de billets achetés via la FIFA.
Mais ce portail ne changera rien pour les Haïtiens. Même munis d’un billet, ils ne pourront pas déposer une demande de visa. La frontière reste fermée pour eux, malgré une campagne diplomatique où les États-Unis assurent « accueillir le monde ».
Le secrétaire d’État Marco Rubio affirme que 400 agents consulaires supplémentaires traiteront les demandes internationales. Il promet des rendez-vous en 60 jours pour la majorité des voyageurs.
Mais rien de cela ne s’applique à Haïti. Le veto maintient les supporters caribéens hors du Mondial organisé… sur le sol américain.
Dans la diaspora, la colère monte. Beaucoup rêvaient d’un moment historique, d’un stade rempli de drapeaux haïtiens. La décision brise cet espoir et renforce le sentiment d’exclusion.
Des matchs sans supporters haïtiens dans les stades américains
Tous les matchs d’Haïti prévus aux États-Unis se joueront donc sans supporters venus d’Haïti.
La Maison-Blanche, de son côté, insiste sur la sécurité des villes hôtes. Donald Trump va plus loin : il menace encore de réclamer à la FIFA un déplacement de certains matchs si une ville adopte des politiques qui ne conviennent pas à Washington. Il cite Seattle, dirigée par une maire favorable au statut de « ville sanctuaire ».
Yves Manuel
Vant Bèf Info ( VBI)
Avec EFE
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