Jovenel Moïse : vers un éclaircissement sur un crime d’État ?
L’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse connaît un nouveau tournant. Ce mercredi 19 novembre, cinq ex-militaires colombiens parmi les dix-sept incarcérés à Port-au-Prince pour leur implication présumée dans ce magnicide ont été transférés à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) afin d’être auditionnés par des agents du FBI.

Port-au-Prince, le 19 novembre 2025 —
Selon Me Nathalie Délisca, l’une des avocates des accusés colombiens, seul Edwin Enrique Blanquicet Rodriguez a été interrogé ce jour, via visioconférence. L’avocate indique que cette série d’auditions, menée dans le cadre d’une coopération judiciaire internationale, devrait se poursuivre dans les prochains jours.
Elle précise que ces interrogatoires répondent à une requête soumise à la DCPJ par quatre coaccusés haïtiens et étrangers actuellement poursuivis aux États-Unis : James Solages, Antonio Intriago, Joseph Vincent et Emmanuel Sanon. Ces derniers ont demandé que les anciens militaires colombiens soient entendus afin d’appuyer l’approfondissement de l’enquête.

Cette nouvelle étape intervient alors que plusieurs zones d’ombre subsistent autour de l’assassinat du chef de l’État, survenu le 7 juillet 2021 à son domicile de Pèlerin 5. Plus de quatre ans après les faits, les avancées judiciaires demeurent limitées en Haïti, tandis que des procédures distinctes se poursuivent aux États-Unis contre plusieurs suspects clés.
Les auditions menées par le FBI pourraient contribuer à faire émerger de nouveaux éléments, clarifier les responsabilités et rapprocher un peu plus la justice de la vérité dans cette affaire qui continue de marquer profondément la mémoire collective haïtienne. Dans la foulée, la population haïtienne attend que toute la lumière soit faite autour de ce magnicide.
Nerline Félix
Vant Bèf Info (VBI)
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