Haïti sous tension : la PNH mobilisée, mais débordée

Face à une recrudescence alarmante des violences armées et à l’expansion territoriale des groupes criminels, Haïti entre dans une nouvelle zone de turbulence. Les gangs, plus organisés et plus audacieux que jamais, multiplient attaques, kidnappings et prises de contrôle de quartiers entiers. Les routes nationales deviennent impraticables, les écoles ferment, les hôpitaux se barricadent : la population vit dans la peur constante, sans refuge ni protection suffisante.

Crédit photo Alo polis

Port au Prince le 16 novembre 2025

Dans ce climat d’extrême vulnérabilité, la Police nationale d’Haïti tente de reprendre l’initiative. Le dimanche 16 novembre 2025, la PNH a décrété une mobilisation générale de tous ses effectifs, suspendant congés et permissions jusqu’à nouvel ordre. L’objectif affiché : renforcer le dispositif sécuritaire et garantir une réponse plus rapide aux menaces imminentes qui pèsent sur l’ensemble du territoire. Suivant une note signée de l’inspecteur général Berson Soljour,consultée par Vant Bèf Info.

Mais cette mobilisation, aussi nécessaire soit-elle, peint une réalité persistante : la lenteur et les limites d’une force censée réprimer les gangs, mais confrontée à un manque criant de ressources, de moyens logistiques et de personnel opérationnel. Les interventions tardent, les assauts criminels se multiplient, et les citoyens, livrés à eux-mêmes, perdent confiance.

Alors que les gangs gagnent en influence, que la population s’enfonce dans la précarité et que l’État peine à suivre le rythme des urgences, une question plane : cette mobilisation générale sera-t-elle le début d’un sursaut national ou un nouvel aveu d’impuissance face à un pays qui vacille ?

Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)


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