Tabarre sous tension : exode massif après des affrontements entre la police et le gang « Viv Ansanm »

De violents affrontements entre les forces de l’ordre et des membres du gang « Viv Ansanm » ont provoqué, dans la nuit du 13 au 14 novembre, la fuite précipitée de dizaines de familles dans plusieurs quartiers de Tabarre, notamment à Tabarre 27 et au Pont de Tabarre. La zone a été plongée dans un climat de panique alors que des échanges de tirs nourris ont été signalés en fin d’après-midi.

Tabarre, 14 novembre 2025 — Selon des habitants contactés sur place, la police menait une opération visant à neutraliser une branche du groupe criminel « Viv Ansanm », impliqué dans des actes d’extorsion, des violences répétées et le contrôle illégal de plusieurs axes routiers de la commune. La riposte du gang aurait toutefois intensifié les hostilités, transformant l’opération en scène de confrontation armée.

Des résidents rapportent que des maisons ont été touchées par des projectiles et que plusieurs cas de balles perdues auraient été enregistrés. Aucun bilan officiel n’avait été communiqué par les autorités au moment de la rédaction de cet article.

Face à la dégradation rapide de la situation, des familles ont abandonné leurs domiciles, laissant derrière elles biens et effets personnels, afin de chercher refuge dans des secteurs jugés plus sûrs. Des témoignages recueillis sur place font état d’une forte inquiétude et d’un sentiment d’abandon.

« À tout moment, nous courons sous les balles. Nous ne savons plus quoi faire », déplore une mère de famille déplacée, estimant que les autorités ne prennent pas suffisamment de mesures pour contrer l’influence des groupes armés.

Certains habitants critiquent également l’absence de réaction officielle face à des déclarations attribuées à des chefs de gangs, notamment à Wilson Joseph, alias “Lanmò 100 jou”, qui aurait appelé les résidents à évacuer la zone en prévision d’un affrontement avec la police.

« Comment un chef de gang peut faire une telle déclaration sans que l’État réagisse ? », s’indigne un autre résident rencontré près de Tabarre 27.

Cet épisode de violence s’ajoute à une série d’incidents qui illustrent la fragilité sécuritaire persistante dans la capitale. Les groupes armés continuent de défier les institutions, tandis que les habitants réclament à la fois une intervention de l’État et un soutien humanitaire pour les familles déplacées.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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