Haïti – Politique : Dumé Sonsón fustige le CPT et appelle à un nouvel accord politique inclusif
Le coordonnateur national de la Brigade Syndicale Anti-Corruption (BSAC), Dumé Sonsón, a vivement critiqué ce lundi sur les ondes de Radio Caraïbe le Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Selon lui, cette structure a échoué dans sa mission de restaurer la gouvernance démocratique en Haïti. Il appelle à la signature d’un nouvel accord politique inclusif, impliquant toutes les forces vives du pays.

Port-au-Prince, 20 octobre 2025.—Dumé Sonsón estime qu’en dix-huit mois de fonctionnement, le CPT n’a accompli aucun progrès tangible en matière de gouvernance et de réformes.
Il évoque une situation nationale dominée par l’insécurité, le blocage politique et l’absence de réformes structurelles, rendant impossible l’organisation d’élections libres d’ici février 2026, date théorique de la fin du mandat du Conseil.
« Même si le Conseil électoral publiait un calendrier, cela ne changerait rien à la réalité du terrain. Les élections, dans ce contexte, seraient une farce dangereuse », a-t-il dénoncé.
“Tenir des élections dans le chaos serait irresponsable”
Pour le leader syndical, forcer la tenue d’élections dans un climat d’instabilité reviendrait à aggraver la crise.
« Oui, nous avons besoin d’un gouvernement légitime. Mais encore faut-il comprendre la profondeur de la crise actuelle avant de précipiter des élections qui risquent de plonger davantage le pays dans le chaos », a-t-il affirmé.
Sonsón dénonce l’abandon du projet de réforme constitutionnelle promis par le pouvoir.
Le référendum censé moderniser la Constitution a été relégué aux oubliettes, preuve selon lui d’un manque de volonté politique pour transformer les institutions.
Il accuse aussi les autorités de tolérer la corruption et de laisser les gangs contrôler des zones entières du territoire, aggravant la crise humanitaire et institutionnelle.
Des élections bâclées, une menace pour la stabilité nationale
Le syndicaliste relie les crises politiques récurrentes aux élections mal préparées et manipulées par les élites.
Ces pratiques, dit-il, minent la crédibilité du processus électoral et renforcent la méfiance du peuple envers ses dirigeants.
Dumé Sonsón plaide pour un accord politique élargi, réunissant partis politiques, société civile, syndicats et organisations communautaires.Cette nouvelle entente devrait permettre :de réformer en profondeur les institutions,
et de poser les bases d’élections crédibles et démocratiques.
Haïti vers une nouvelle impasse politique ?
Le CPT réaffirme vouloir organiser des élections d’ici le 7 février 2026, mais le scepticisme grandit.
Plusieurs partis et organisations estiment que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies, appelant à une nouvelle transition concertée.
La question demeure : ces appels traduisent-ils une volonté sincère de refonder l’ordre politique, ou une manœuvre pour prolonger le pouvoir sans véritable plan de sortie ?
Pour de nombreux observateurs, les mêmes acteurs qui s’étaient mobilisés contre le président Jovenel Moïse, avant son assassinat, n’offrent aujourd’hui aucune alternative claire.
Haïti semble une fois de plus piégée dans une transition sans horizon, entre ambitions politiques et crise nationale.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
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un nouvel accord politique inclusif, impliquant toutes les forces vives du pays.
Nos vautours s’agitent en vue du prochain gâteau à dévorer : LA TRANSITION INFINIE .
Loin de moi l’idée de prétendre que le CPT a réglé quoique ce soit pour le pays si ce n’est que de remplir les poches de ces 9 inutiles cependant, peut-on parler d’inclusivité beaucoup plus que l’accord qui a donné naissance à cette foutue structure de gouvernance?