Réforme constitutionnelle : l’ADAS alerte sur les risques et propose des ajustements
Alors que le projet de réforme constitutionnelle de 2025 poursuit son chemin, l’Association départementale des ASEC du Sud (ADAS) met en garde contre certaines failles du texte et avance plusieurs recommandations pour en renforcer la légitimité et l’efficacité.

Cayes, 30 septembre 2025 — Dans une note publiée ce mardi, l’organisation rappelle que le pays a connu 21 Constitutions depuis 1804, reflet d’une instabilité politique récurrente. Citant Montesquieu — « Il ne faut toucher aux lois fondamentales que d’une main tremblante » — l’ADAS insiste sur la nécessité d’un consensus national et d’une démarche inclusive, loin des décisions imposées par des majorités passagères.
L’association propose notamment la suppression des restrictions limitant la participation politique de la diaspora, le rétablissement d’outils de contrôle parlementaire comme la motion de censure, ainsi qu’une clarification des procédures en cas de vacance présidentielle. Elle recommande aussi de mieux définir le rôle des gouverneurs départementaux, d’élargir les recours contre les actes administratifs, de relever l’âge minimal pour devenir député à 25 ans et de veiller à ce que la création de nouvelles communes repose sur des bases viables.
Pour l’ADAS, la réforme doit être le fruit d’un large dialogue impliquant toutes les composantes de la société, des collectivités territoriales à la diaspora, en passant par les jeunes, les femmes et la société civile. « Refonder le pacte social d’un peuple exige du courage, de la transparence et un profond respect du bien commun », conclut l’organisation.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
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