28 septembre, journée mondiale de la dépénalisation de l’avortement
Le 28 septembre marque la Journée mondiale de la dépénalisation de l’avortement, instaurée en 1990 par les mouvements féministes d’Amérique latine et des Caraïbes. Cette date est aujourd’hui commémorée dans plusieurs pays, dont Haïti.

À l’occasion de la 35e édition, la Solidarite Fanm Ayisyèn (SOFA) a critiqué les limites du nouveau Code pénal, publié en juin 2025. Bien qu’il instaure une dépénalisation partielle, l’organisation estime que cette réforme reste « paternaliste », car l’État continue de décider pour les femmes. La SOFA souligne que la majorité n’a pas accès aux services de santé, ce qui maintient une large part des avortements dans la clandestinité.
Selon l’Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS VI), seulement 23,5 % de la population bénéficie de structures sanitaires. Parmi les femmes âgées de 15 à 49 ans, 4 % déclarent avoir eu recours à l’avortement, le plus souvent entre le deuxième et le quatrième mois de grossesse. Plus de la moitié de ces interventions se déroulent à domicile, et à peine 48 % des femmes concernées reçoivent l’appui d’un professionnel de santé.
La Coalition de plaidoyer pour les droits sexuels et reproductifs (DSSR), coordonnée par la SOFA et Kay Fanm, appelle de son côté l’État haïtien à encadrer davantage les conditions d’exercice de l’avortement. Elle rappelle que les avortements non sécuritaires représentent la deuxième cause de décès maternels dans le pays, après les complications liées à l’accouchement, soit entre 15 % et 18 % des cas.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
