Plaque d’honneur au DG de l’ULCC : une récompense décernée à un maître-chanteur et un méchant selon Jean Henry Céant

L’ancien premier ministre Jean Henry Céant se dit surpris choqué d’avoir appris que le barreau de Port-au-Prince a décerné une plaque d’honneur du directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Jacques Hans Ludwig Joseph pour sa contribution à la défense des valeurs de la profession d’avocats. L’ex-patron de la Primature estime qu’il s’agit d’une récompense décernée à un homme qui tire sa gloire du chantage et de la méchanceté.

Port-au-Prince, le 26 septembre 2025. Dans une lettre ouverte adressée au bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, Me Patrick Pierre-Louis, Jean Henry Céant se dit stupéfait, voire désagréablement surpris et choqué, de constater la légèreté du Barreau de Port-au-Prince qui, souligne-t-il, au mépris des règles anticorruption et même des principes universels des droits de l’homme et de l’éthique, a décerné une plaque d’honneur — ou un trophée — à Monsieur Jacques Hans Joseph, « directeur à vie » de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), pour sa contribution à la défense des valeurs de la profession d’avocats.

Pour Me Céant, il s’agit d’une récompense décernée à un homme qui tire sa gloire du chantage et de la méchanceté.

Me Céant dénonce les manœuvres et les violations des normes déontologiques de Me Joseph qui n’ont pas suffi à porter le Conseil de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince à s’interroger sur les véritables motivations de ce qu’il appelle un « apprenti maître-chanteur » qui ne se gêne nullement de battre monnaie dans les dossiers saisis par l’ULCC.

Il affirme que Me Joseph se pérennise à son poste qu’il occupe depuis six longues années, à la faveur de combines, de prébendes et de visites atypiques et inacceptables de certains ambassadeurs ou agents d’organisations Internationales. Ceci, déplore-t-il, en l’absence et sans autorisation du Conseil d’Administration ou du Ministre de tutelle de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).

Il fait remarquer qu’il est pratiquement impossible pour un ambassadeur Haïtien au Canada de débarquer à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) au Québec, ou au FINTRAC (Financial Transactions and Reports Analysis Center of Canada) ou une autre institution similaire.

Me Céant rappelle qu’il y a 4 ans, soit le 6 août 2021, il avait porté plainte contre Jacques Hans Joseph. De plus, ce dernier est le propriétaire du cabinet EXPERTUS, qui assure la défense de personnes fortement impliquées dans l’assassinat du président Jovenel Moïse ou d’autres affaires louches ? ⁠Peut-on savoir pourquoi aucun rapport de l’ULCC n’est sorti sur DERMALOG, se demande-t-il.

Pour lui, Jacques Hans Joseph, est un maître-chanteur qu’il a publiquement accusé, pour l’avoir abordé sans succès dans le cadre d’une maladroite enquête contre un de mes amis clients.

Comme je n’ai pas obtempéré à sa requête en présence de témoin, il a osé s’attaquer à ma personne et à ma dignité de Notaire de 33 années de vie professionnelle sans tâche, rappelle Céant.

Mon courroux de ce moment, vertement exprimé à l’endroit de ce directeur de l’ULCC, anticipant lui-même une réaction publique de ma part, a valu que Monsieur Joseph m’accusât de détournement de fonds, souligne Céant.

En quoi donc Monsieur Joseph a-t-il collaboré au rehaussement de la profession d’avocat ? A-t-il droit à un trophée pour sa générosité vis-à-vis du Barreau et de certains mercenaires de la presse ?

Il affirme que Me Joseph l’a ainsi accusé de détournement de fonds pour avoir exécuté les instructions d’un donneur d’ordres alors qu’il est censé savoir pertinemment qu’un notaire n’a ni le pouvoir, ni la capacité, ni les moyens de détourner les fonds à lui confiés par un acheteur pour le paiement d’un prix de vente passé et authentifié dans son étude.

« Mon rôle de Notaire a toujours été rempli dans la dignité et dans le respect de la loi et de la déontologie. Malgré mes dénonciations publiques, personne ne m’a invité à faire le jour sur cette affaire grave, ni lui le fautif accusé n’a intenté d’action en diffamation contre moi ».

Ma lettre du 6 août n’a même pas motivé le conseil de l’Ordre à inviter cet « avocat » en confrontation avec moi, ce qui aurait permis d’éviter d’autres excès de pouvoirs et de protéger les autres avocats victimes de ce monsieur, déplore l’ancien premier ministre, qui affirme avoir, au contraire constaté, que Jacques Hans Ludwig Joseph a été, en grande pompe, récompensé et décoré pour services rendus notamment le paiement de la salle du gala en sus des multiples contributions qu’il a su faire pour garder sa qualité d’avocat dit-on.

Pourquoi le Conseil de l’Ordre n’a-t-il jamais produit une analyse ou même ouvert un débat juridique sur les limites et les pouvoirs de l’ULCC afin de mieux éclairer la population en quête d’informations et les professionnels du droit, s’interroge l’homme de loi, qui dit renouveler sa plainte, vieille de 4 ans au Conseil de l’Ordre des Avocats afin que le Barreau puisse se ressaisir et corriger ce faux pas.

Vant Bèf Info (VBI)


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