À mi-parcours du PDEF : peu de progrès visibles dans le secteur de l’éducation
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a présenté, mardi 23 septembre, le rapport de mi-parcours du Plan décennal d’Éducation et de Formation (PDEF 2020-2030). L’évaluation, réalisée en partenariat avec l’UNESCO et le Partenariat mondial pour l’éducation, a été restituée lors d’un atelier de trois jours à l’hôtel Karibe.

Port-au-Prince, 24 septembre 2025—
Adopté en 2020, le PDEF se voulait une réforme ambitieuse visant à transformer le système éducatif haïtien par une gouvernance renforcée, une éducation inclusive et un meilleur accès pour les groupes défavorisés. Sa mise en œuvre nécessitait une enveloppe de près de 442 milliards de gourdes, issue du Trésor public, du Fonds national de l’éducation (FNE) et des bailleurs internationaux.
Parmi ses objectifs : la scolarisation de 100 000 enfants, l’intégration de 150 000 jeunes à l’université, l’encadrement de 20 000 jeunes dans l’éducation non-formelle, et la création de milliers de places supplémentaires dans le préscolaire, le fondamental, le secondaire, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur.
Mais, cinq ans après son lancement officiel, le constat demeure préoccupant. Selon les données disponibles, les progrès restent limités, notamment dans l’enseignement supérieur, en pleine crise de gouvernance et de qualité.
Les violences, l’insécurité et les traumatismes répétés affectent gravement ce secteur, en particulier l’Université d’État d’Haïti (UEH).
Malgré ces défis, le MENFP, aujourd’hui dirigé par le ministre Antoine Augustin, réaffirme son engagement à poursuivre les réformes. Un engagement qui peine toutefois à rassurer élèves, parents et étudiants, toujours en attente d’une réelle amélioration.
Wilda Dénestant
Vant bèt info(VBI)
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