DGI : un an de revendications, toujours sans réponse
Des employés dénoncent le non-respect des promesses de la direction.Voilà un an jour pour jour que les employés de la Direction générale des impôts (DGI) ont lancé un mouvement de revendications articulé autour de 12 points, allant de l’ajustement salarial à de meilleures conditions de travail. Douze mois plus tard, le bilan reste amer : la majorité de leurs attentes n’ont pas encore trouvé de réponse.

Port-au-Prince, 23 septembre 2025 —
Lancée le 23 septembre 2024, la plateforme revendicative des agents de la DGI exigeait notamment un ajustement de salaire, l’instauration d’une carte de santé, la reconnaissance d’un statut particulier pour le personnel, des opportunités de promotion et d’avancement salarial, ainsi qu’un programme de formation continue. Autant de demandes jugées essentielles pour redonner motivation et efficacité au service public fiscal.
Pourtant, les promesses formulées par la direction générale n’ont pas été suivies d’effets. « Un an après, est-ce qu’il y a lieu de parler de satisfaction ? Je dis non », tranche Medeze Jean Lazarre, membre actif du mouvement. Il affirme à la rédaction de Vant Bèf Info que les employés attendent toujours que la DGI honore ses engagements.
L’insécurité comme obstacle majeur
À ces difficultés s’ajoute un contexte sécuritaire délétère qui a paralysé à plusieurs reprises le fonctionnement de l’institution. Installée dans une zone particulièrement exposée, à Carrefour Tifou, la DGI a vu ses employés contraints de rester chez eux lors des vagues de violences armées. « Les contribuables ne sont pas en reste. Eux aussi rencontrent d’énormes obstacles pour se rendre dans les locaux afin d’accomplir leurs obligations fiscales », explique le syndicaliste.
Ces perturbations, liées à l’insécurité, s’ajoutent au climat de frustration généré par le non-respect des engagements de la hiérarchie. Résultat : une baisse significative de l’efficacité de l’institution fiscale, pourtant vitale au financement de l’État.
Vers un élargissement du mouvement
Face à cette situation, la cellule de réflexion mise en place par les employés envisage désormais d’élargir ses actions. Elle compte étendre la structure à d’autres communes de l’Ouest pour renforcer le mouvement revendicatif. L’objectif affiché : créer un front uni afin de contraindre la DGI à améliorer les conditions de ses agents.« Nous ne cherchons pas la confrontation, mais la dignité. Nos droits doivent être respectés pour que nous puissions mieux servir le pays », insiste Lazarre.
En se basant sur les chiffres, le patron de la DGI Romial Petit a laissé entendre que c’est une Direction générale des impôts qui semble être sur le point de se refaire une santé, à l’occasion du 101e anniversaire de cette institution en juillet 2025. Plus de 51 milliards de gourdes ont déjà été collectées par l’organisme de perception au 30 mai 2025.
Alors que la DGI reste silencieuse face à ces doléances réitérées, le mécontentement gagne du terrain. Pour les employés, il ne s’agit plus seulement de revendications professionnelles, mais aussi d’une question de reconnaissance et de justice sociale surtout dans le contexte de la réouverture des classes.
Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)
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