Haïti contribue, à travers l’OPC, à l’élaboration du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’Enfant

C’est le protecteur adjoint, Me Amoce Auguste, qui est chargé de présenter la contribution d’Haïti, à la première session du Groupe de travail intergouvernemental devant examiner la possibilité d’élaborer et de soumettre au Conseil des Droits de l’Homme, un projet de Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’Enfant. Cette réunion se tient à Genève du 1er au 3 septembre.

Genève, le 1er septembre 2025. Le protecteur adjoint a, d’entrée de jeu, salué cette initiative d’élaborer un projet de protocole facultatif à la convention relative aux droits de l’enfant, tout en soulignant la nécessité de prendre en charge l’éducation de la petite enfance comme partie intégrante du droit à l’éducation.

Aussi, il affirme se réjouir de participer aux discussions autour du renforcement du cadre normatif de protection du droit à l’éducation des enfants.

Si le droit à l’éducation est un droit fondamental consacré par de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits humains, son évolution à l’échelle internationale nous interpelle et la nécessité d’apporter des réponses plus efficaces et adaptées aux réalités actuelles s’impose, souligne le numéro 2 de l’INDH d’Haïti, Me Amoce Auguste.

Situation d’Haïti

La constitution haïtienne, en ses articles 32, 33 et 34, garantit le droit à l’éducation; et l’OPC croit fermement que « permettre à tous les enfants d’accéder à une éducation de qualité n’est pas un privilège mais est un droit humain inaliénable ».

Le pays a l’impérieuse obligation, en tant qu’Etat Partie à la Convention relative aux droits de l’Enfant et au Pacte International relatif aux droits économiques sociaux et culturels, de créer des conditions nécessaires pour garantir le droit à l’éducation pour combattre l’exclusion scolaire.

Plusieurs initiatives ont, a cet effet, été entreprises, notamment le lancement, en 2011 du programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire (PSUGO), la validation en 2014, par le ministère de l’éducation nationale, du curriculum du préscolaire ainsi que la politique sur la petite enfance.

Il a aussi évoqué une étude réalisée en 2017 par le MEN|FP et l’Unicef sur les enfants non scolarisés qui a révélé que plus de 320 000 enfants de 6 à 14 et environ 160 000 de 15 à 18 ans ne fréquentaient pas l’école pendant que près de 500 000 enfants de 5 à 18 ans étaient complètement exclus de l’éducation.

Le pays fait face actuellement à une crise sociopolitique et sécuritaire alarmante.

Cette situation s’est aggravée durant les deux dernières années et cela a un impact désastreux sur l’éducation avec notamment la fermeture de pas moins de 1600 écoles et la destruction d’environ 300 autres. Il a aussi noté que de nombreux enfants déplacés sont privés de leur droit à l’éducation.

Les enfants sont de plus en plus vulnérables et exposés à leur recrutement par des groupes armés à cause de l’absence de mesures fortes et efficaces pour combattre les criminels.

L’OPC réaffirme son engagement

Le protecteur adjoint encourage l’ONU à accélérer le processus d’élaboration du protocole facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant en vue de consolider le cadre normatif de protection des enfants de leur droit à l’éducation.

Il réaffirme l’engagement de l’OPC à coopérer pleinement avec les mécanismes des droits de l’homme. Il invite les Etats et les autres parties prenantes à approfondir leurs réflexions dans une approche holistique qui prend en compte le droit à la sécurité, au logement et à l’alimentation des enfants à travers le monde et particulièrement dans les pays en crise.

Dodeley Orélus

Vant Bèf Info (VBI)


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