Crise en Haïti : l’OEA promet une coopération renforcée dans ce contexte de crise
En marge de la 55e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des États Américains (OEA), le ministre haïtien des Affaires étrangères, Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste, a rencontré le Secrétaire général de l’organisation, Albert Ramdin, pour discuter de la crise multidimensionnelle que traverse Haïti.

Saint John’s (Antigua-et-Barbuda), 25 juin 2025 —
Les deux responsables ont échangé autour d’un plan d’action global visant à répondre aux urgences sécuritaires, humanitaires, économiques et institutionnelles qui secouent le pays. Ce plan s’appuiera sur les priorités identifiées par les autorités haïtiennes.
À l’issue de cette réunion, M. Ramdin a invité le ministre Jean-Baptiste à Washington pour poursuivre les échanges et approfondir la coopération. Il a également annoncé son intention d’effectuer une visite officielle en Haïti dans les prochaines semaines afin d’évaluer les besoins sur le terrain et de réaffirmer l’engagement de l’OEA.
Lors de la conférence de presse inaugurale de cette 55e session, le Secrétaire général, Albert Ramdin, a appelé à placer le leadership haïtien au centre des efforts de sortie de crise. « La reconstruction d’un avenir stable pour Haïti exigera du temps, des ressources importantes et un engagement soutenu, notamment de la part des institutions financières internationales », a-t-il déclaré.
Ces discussions interviennent alors que la communauté internationale tente de renforcer son soutien à Haïti tout en respectant la souveraineté du pays et les stratégies élaborées par ses propres dirigeants.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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l’OEA promet une coopération renforcée dans ce contexte de crise…………………
Pawôl VAN …………….Bann ipokrit………..
L’annonce de l’OEA promettant une coopération renforcée dans le contexte de la crise haïtienne masque une réalité plus complexe. Derrière le discours diplomatique, cette initiative semble s’inscrire dans une stratégie de gestion coloniale sous couvert d’assistance internationale.
L’OEA joue un double jeu. Cette organisation, qui a historiquement soutenu l’installation de gouvernements corrompus, fermé les yeux sur des fraudes électorales et légitimé des régimes contestés comme le PHTK, prétend aujourd’hui apporter une solution à la crise. Cette posture apparaît comme une mise en scène, l’OEA étant elle-même partie prenante du problème.
L’objectif de cette “coopération renforcée” n’est pas de résoudre la crise, mais de gérer la perception internationale. Il s’agit de calmer les critiques, de maintenir un contrôle narratif et d’empêcher l’émergence d’un mouvement populaire échappant à l’influence des puissances étrangères.
Le rôle réel de l’OEA est de protéger les intérêts des grandes puissances, notamment ceux des États-Unis, qui financent largement l’organisation. En Haïti, sa présence vise à garantir l’accès occidental aux ressources stratégiques, à affaiblir les mouvements souverainistes et à encadrer tout changement sous une supervision impériale.
L’article relayant cette annonce s’apparente à une opération de propagande discrète. Il omet toute critique du rôle de l’OEA dans la désintégration de l’État haïtien, sa complicité dans des coups d’État, des fraudes électorales et ses silences stratégiques. Cette publication cherche à conditionner l’opinion publique à accepter le retour de l’OEA sous le prétexte d’une aide technique ou d’une bonne volonté, sans interroger ses véritables intentions.