Sécurité : la TikTokeuse « Nice B » rejoint les 400 Mawozo sous les yeux d’un État impuissant
Alors que la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a lancé un avis de recherche contre Esther Thomas, alias « Nice B », soupçonnée d’implication dans l’assassinat de « Baby Love », la jeune femme a refait surface de manière spectaculaire. Résidant auparavant dans la zone frontalière haïtiano-dominicaine, elle a rejoint la base du gang 400 Mawozo à Croix-des-Bouquets.

Croix -des – bouquets, 10 septembre 2026 –
Hier soir, lors d’un direct sur les réseaux sociaux, elle est apparue souriante, détendue et en pleine forme, aux côtés du chef de la bande. Une provocation qui montre l’audace des groupes armés, capables de se déplacer librement sans craindre les forces de l’ordre.
Un État accusé de laxisme
Cette situation relance le débat sur l’efficacité des institutions haïtiennes. Alors que l’État dépense des millions de gourdes dans ce qu’il appelle un « service d’intelligence », les bandits, eux, circulent sans entrave, multiplient les attaques et affichent leur puissance sur les réseaux sociaux.
Pour de nombreux citoyens, ce contraste est insupportable. La population, excédée par l’insécurité chronique, dénonce un laxisme flagrant des autorités. « Les criminels sont mobiles, ils ne s’inquiètent de rien, et nous, nous vivons dans la peur », confie un ancien habitant de Croix-des-Bouquets, contraint de vivre ailleurs.
Une colère populaire grandissante
Dans les rues comme sur les plateformes numériques, la colère monte. Les Haïtiens réclament des mesures concrètes, une stratégie claire et des résultats tangibles. Car au-delà du cas « Nice B », c’est l’ensemble du système sécuritaire qui est remis en question.
La question demeure : combien de temps encore l’État haïtien pourra-t-il ignorer l’exaspération d’une population qui se dit à bout face à l’impunité des gangs ?
Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)
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