Rehabilitation de l’aéroport Antoine Simon : entre financement et blocages

Deux mois après l’annonce d’un financement de 60 millions de dollars par la Banque interaméricaine de développement (BID) pour l’aménagement de l’aéroport international Antoine Simon aux Cayes, le projet reste suspendu. L’enthousiasme suscité par cette promesse de modernisation s’est rapidement heurté à la réalité : le processus d’expropriation des terrains nécessaires à la reconstruction constitue un obstacle majeur.

Cayes, le 27 août 2026-

Le ministre appelle à la responsabilité collective

Le ministre des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC), Ingénieur Joseph Almathe Pierre Louis, a pris la parole cette semaine dans la presse locale pour expliquer les raisons de ce retard. Selon lui, l’expropriation est une étape incontournable et ne saurait être contournée. Il invite les habitants concernés à collaborer afin de faciliter le lancement des travaux, et appelle la presse à sensibiliser la population sur l’importance de ce projet pour le développement du département du Sud.

Une mise en garde sans équivoque

Le ministre se montre déterminé : « Avec ou sans la coopération des personnes réticentes, l’expropriation se fera », a-t-il déclaré. Il menace même de publier les noms de ceux qui bloquent l’avancement de ce chantier, qu’il considère comme vital pour l’avenir économique et social de la région.

Un projet stratégique pour le Sud

La modernisation de l’aéroport Antoine Simon est perçue comme une opportunité majeure pour relancer l’économie locale. Elle devrait faciliter les échanges commerciaux, renforcer l’attractivité touristique et améliorer la connectivité du Sud avec le reste du pays et l’international. Mais le blocage actuel illustre les tensions entre les impératifs de développement et les résistances locales face aux procédures d’expropriation.

Entre espoir et incertitude
Alors que les autorités promettent de surmonter ces obstacles, la population reste partagée entre l’espoir d’un avenir meilleur et la crainte d’une nouvelle promesse non tenue. Le dossier de l’aéroport Antoine Simon est désormais un test de crédibilité pour l’État haïtien, sommé de prouver sa capacité à mener à bien un projet d’envergure dans un contexte de crise.

Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)


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