Himler Rébu attaque Muscadin : « Après avoir tué des gens, je ne sais pas s’il a d’autres compétences »
La campagne électorale commence déjà à donner lieu aux premières confrontations. Ce lundi 5 octobre 2026, lors d’une rencontre avec la presse, le colonel Himler Rébu a critiqué le profil de Jean Ernest Muscadin, engagé dans la course à la présidence.

Port-au-Prince, 5 octobre 2026. « Après avoir tué des gens, je ne sais pas si le commissaire Jean Ernest Muscadin a d’autres compétences », a déclaré l’ancien militaire. Cette sortie intervient alors que Muscadin cherche à élargir son discours au-delà de la question sécuritaire.
Muscadin, une figure de la lutte contre les groupes armés
Jean Ernest Muscadin s’est fait connaître dans les Nippes par ses positions fermes sur la sécurité. Il est également associé à des opérations menées contre des groupes armés.
Ainsi, son nom dépasse désormais les frontières de son département. Sa candidature à la présidence lui ouvre toutefois un nouveau terrain politique.
Inscrit sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP) sous la bannière de Fòs Chanjman Nasyonal (FCN), Muscadin doit maintenant présenter un projet pour l’ensemble du pays.
Rébu met en question ses compétences
Dans ce contexte, les propos de Himler Rébu prennent une dimension politique. L’ancien militaire met en doute la capacité de Muscadin à aller au-delà de son profil sécuritaire.
Toutefois, cette déclaration reste une appréciation de Rébu. Elle ne permet pas, à elle seule, d’établir les accusations contenues dans ses propos.
Muscadin devra donc présenter ses propositions sur les principaux enjeux nationaux. L’économie, la justice, l’éducation, la santé et les institutions figurent notamment parmi les dossiers auxquels les candidats devront répondre.
La sécurité ne suffit pas pour gouverner
La sécurité devrait rester un thème majeur de la campagne. Dans les zones touchées par la violence, les citoyens réclament notamment la protection des populations et le rétablissement de l’autorité de l’État.
Cependant, leurs préoccupations vont au-delà de l’insécurité. Le chômage, la cherté de la vie, l’accès aux soins et les difficultés du système éducatif figurent également parmi les priorités.
Dans ces conditions, Muscadin devra démontrer qu’il dispose d’une vision globale de la gouvernance. Son expérience dans le domaine de la sécurité pourrait constituer un atout. En revanche, elle pourrait aussi alimenter les critiques de ses adversaires.
Une campagne qui s’annonce disputée
L’entrée de Jean Ernest Muscadin dans la course présidentielle ouvre donc une nouvelle étape de son parcours public. Désormais, il devra défendre un projet qui dépasse la seule question sécuritaire.
De son côté, Himler Rébu donne déjà le ton des débats à venir. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer la place que les questions de sécurité, de gouvernance et de compétences occuperont dans la campagne présidentielle.
Emmanuel Joseph
Vant Bèf Info
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Mr Rébu , en tout respect :
Parlons de compétences : Les vôtres ont donné quoi à Haïti?
C’est réducteur de dire que Muscadin a tué des gens, il faudrait plutôt dire que Muscadin a stoppé des criminels qui voulaient s’installer dans le sud face à l’incapacité des gouvernements à stopper ces mêmes bandits. Si je ne m’abuse je crois qu’à un moment donné vous aviez fait partie d’un de ces foutus gouvernements qui promettaient la sécurité.
Mr Rébu, vous êtes tristement dans la lignée de ces haïtiens pseudo-intellos qui tentent toujours de juger de la capacité d’un autre haïtien par le nombre d’années passées à l’école ( menm si se anba ban ).
Je vous laisserai avec une seule petite question Mr Rébu :
Et si Muscadin était le seul à pouvoir traquer et tuer tous les bandits qui nous pourrissent l’existence depuis trop longtemps ?
Ce n’est pas la faute du peuple si aujourd’hui la question de l’urne est strictement :LA SÉCURITÉ .
a buen oidor buen entendor.