Haïti / Politique : le BCH plaide pour une médiation autour de la sortie du CPT, estimant que celui-ci ne peut être juge et partie

Dans une lettre adressée au coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, le Bloc Centriste d’Haïti (BCH) a exprimé ses préoccupations concernant les modalités de sortie du CPT et du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, fixée au 7 février 2026. La structure politique se déclare favorable à un retour à la normalité institutionnelle via la Cour de Cassation.

Port-au-Prince, le 21 janvier 2026.— Dans ce courrier, le BCH estime que la participation du coordonnateur du CPT en tant que juge et partie pourrait compromettre la crédibilité de la transition. Pour cette raison, il recommande la mise en place d’une médiation impartiale, afin de garantir transparence, équité et respect des règles établies. Le Directoire alerte également sur les risques d’une transition conduite sans médiation.

Commission de passation et impératif institutionnel

L’organisation insiste en outre sur l’urgence de créer une commission de passation de pouvoir dans un délai raisonnable — idéalement avant la fin janvier 2026 — afin d’éviter tout vide institutionnel ou tensions politiques. Elle rappelle que le processus de sortie doit se dérouler dans le respect des principes d’équilibre, d’égalité et d’impartialité, conditions nécessaires à une transition ordonnée et conforme à la légalité constitutionnelle.

Le BCH souhaite également que les secteurs politiques favorables au retour à l’ordre institutionnel par le biais de la Cour de Cassation puissent être entendus. Le Directoire appelle le CPT à faire preuve de discernement et de sens des responsabilités pour assurer une sortie de crise historique, pacifique et propice à la stabilité démocratique du pays.

Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)


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