Cartes d’identification nationale : l’ONI appelle à la vigilance face aux informations erronées
L’Office National d’Identification (ONI) appelle les médias, les utilisateurs des réseaux sociaux et l’ensemble des acteurs publics à faire preuve de vigilance dans la diffusion des informations relatives aux Cartes d’Identification Nationale (CIN). Dans un communiqué publié ce lundi, l’institution dit constater, avec préoccupation, la multiplication d’informations inexactes et d’interprétations erronées à la suite de l’intervention de son Directeur général, l’ingénieur Reynold Guerrier, sur les ondes de Radio Magik 9.

Port-au-Prince, le 6 juillet 2026.- Selon l’ONI, certaines publications ont dénaturé les propos du Directeur général, laissant croire à tort que les citoyens seraient appelés à refaire leur Carte d’Identification Nationale ou que l’ensemble des cartes actuellement en circulation auraient perdu leur validité. L’institution rejette catégoriquement cette interprétation.
« L’ONI n’a jamais invité les citoyens à refaire leur Carte d’Identification Nationale », précise le communiqué, soulignant que « toutes les cartes régulièrement délivrées par l’institution demeurent valides jusqu’à leur date d’expiration ». L’Office insiste sur le fait qu’« à aucun moment, il n’a été question d’une invalidation générale des cartes actuellement en circulation ».
Une question de qualité matérielle, non de validité juridique
Dans ses clarifications, l’ONI explique que les propos du Directeur général portaient exclusivement sur un problème de qualité matérielle affectant une partie des cartes biométriques produites à partir d’un premier lot acquis au lancement du projet de modernisation du système d’identification.
L’institution reconnaît que, dans certains cas, les matériaux utilisés pour la fabrication de ces cartes se sont révélés moins résistants que prévu, entraînant une détérioration prématurée du support physique. Toutefois, elle précise qu’il s’agit d’un problème lié à la résistance du matériau, et non à la valeur légale du document.
« Il s’agit donc d’une question liée à la résistance du matériau de fabrication et non à la validité juridique de la Carte d’Identification Nationale », souligne l’ONI dans son communiqué.
Des mesures déjà prises par l’institution
Face à cette situation, l’administration de l’ONI affirme avoir adopté plusieurs dispositions correctives. L’institution indique avoir procédé au remplacement du fournisseur concerné et à l’acquisition de nouvelles cartes fabriquées avec des matériaux de meilleure qualité, répondant à des exigences techniques plus élevées.
Parallèlement, un mécanisme de réimpression des cartes concernées a été mis en place. Cette mesure doit permettre aux citoyens dont les cartes présentent des signes de détérioration de les remplacer sans devoir se soumettre à un nouvel enrôlement.
L’ONI précise que les données des citoyens concernés sont déjà disponibles dans ses systèmes, ce qui rend inutile toute nouvelle procédure d’enregistrement. Cette clarification vise notamment à éviter des déplacements inutiles, des inquiétudes injustifiées et une surcharge des services d’identification.
L’ONI demande des rectifications
L’Office déplore que certaines publications aient présenté la situation comme si l’ensemble des Cartes d’Identification Nationale en circulation étaient défectueuses ou invalides. Pour l’institution, une telle lecture est non seulement erronée, mais susceptible de semer la confusion au sein de la population.
« Une telle affirmation est totalement erronée et ne reflète en rien la réalité », peut-on lire dans le communiqué. L’ONI demande en conséquence aux médias ayant relayé ces informations inexactes de « procéder aux rectifications nécessaires afin de garantir au public une information conforme aux faits et respectueuse des principes de rigueur journalistique ».
L’institution appelle également les citoyens et les différents relais d’opinion à plus de responsabilité dans le traitement des informations touchant au système national d’identification. Elle estime que les tentatives de désinformation, quelles qu’en soient l’origine ou les motivations, peuvent porter atteinte à une mission essentielle de l’État.
Un dossier sensible pour la gouvernance publique
Au-delà de la polémique née des interprétations récentes, l’ONI rappelle que l’identification nationale occupe une place centrale dans le fonctionnement de l’État. Elle constitue un outil essentiel pour la protection de l’identité des citoyens, la sécurité nationale, la protection des données personnelles, l’accès aux services publics ainsi que l’exercice des droits civils et politiques.
« Toute information diffusée dans ce domaine doit donc être traitée avec la plus grande rigueur », insiste l’institution, qui invite les médias à privilégier la précision, la vérification et la contextualisation lorsqu’il s’agit de sujets liés à l’identification nationale.
L’Office National d’Identification réaffirme enfin son engagement à poursuivre la modernisation du système d’identification, à améliorer la qualité des documents délivrés aux citoyens et à communiquer avec transparence sur les mesures entreprises dans l’intérêt de la population.
Cette sortie officielle vise ainsi à dissiper les malentendus, à rassurer les citoyens et à replacer le débat sur les Cartes d’Identification Nationale dans son véritable contexte : celui d’un ajustement technique portant sur certains supports physiques, sans remise en cause générale de la validité des cartes déjà délivrées.
Came Stefada Poulard
Vant Bef Info (VBI)
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