Les « ti twonpèt » envahissent les rues et symbolisent la fièvre du Mondial 2026

Depuis le 6 juin 2026, les vuvuzelas résonnent dans plusieurs quartiers d’Haïti. Le phénomène s’intensifie à l’approche des matchs des Grenadiers, prévus les 13, 19 et 24 juin.

Le pays vit une ambiance de Coupe du monde 2026. Entre célébration populaire et nuisances sonores, le débat s’installe.

Port-au-Prince, le 12 juin 2026.-

Les vuvuzelas, appelées « ti twonpèt » en Haïti, symbolisent l’enthousiasme des supporters. Elles circulent dans les rues depuis plusieurs jours.

Pour de nombreux jeunes, elles représentent un outil de fête et d’expression collective. Pour d’autres, elles constituent une source de nuisance sonore.

Origine des vuvuzelas

La vuvuzela est apparue en Afrique du Sud dans les années 1960. Les supporters utilisaient des tubes métalliques ou des objets recyclés pour encourager leurs équipes.

Dans les années 2000, l’instrument est produit en masse en plastique. Il devient un symbole du football sud-africain.

La vuvuzela gagne une notoriété mondiale lors de la Coupe du monde 2010. Son bruit intense atteint environ 130 décibels. Elle est critiquée par les joueurs et les médias.

Depuis, la FIFA interdit son usage dans plusieurs compétitions internationales, dont la Coupe du monde 2026.

Un phénomène social en Haïti

En Haïti, les vuvuzelas sont devenues un objet de célébration. Des groupes de jeunes les utilisent dans les rues.

Selon plusieurs observations, ce mouvement dépasse le cadre sportif. Il est lié à la qualification d’Haïti au Mondial.

Certains jeunes y voient un symbole de fierté nationale. D’autres y trouvent un moyen d’évasion dans un contexte difficile.

Entre expression et nuisance

Le bruit des vuvuzelas divise l’opinion. Des habitants dénoncent des nuisances sonores répétées. Ils évoquent des difficultés de repos et de concentration.

Selon le psychologue Emmanuel Fils-Aimé, ce phénomène peut s’expliquer par un besoin d’expression sociale. Il évoque un contexte marqué par l’insécurité et les restrictions quotidiennes.

Pour lui, les jeunes utilisent ce moyen pour participer à une célébration collective.

Mais certains juristes soulèvent un autre débat. Me Dunel Antoine estime que l’usage excessif peut relever de la nuisance publique. Il rappelle que les autorités peuvent intervenir en cas de trouble à l’ordre public.

À Carrefour-Feuilles, un résident défend cependant l’usage des vuvuzelas. Il estime que leur entrée sur le marché a été légale. Selon lui, une interdiction en pleine Coupe du monde serait difficile à justifier.

Un phénomène en expansion

Les vuvuzelas continuent de résonner dans plusieurs zones du pays. Le phénomène illustre à la fois la ferveur populaire et les tensions sociales.

Entre fête et contestation, elles deviennent un symbole de l’attente du Mondial 2026 en Haïti.

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)


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