L’UNESCO apporte un soutien psychosocial aux élèves déplacées par la violence armée
Du 23 au 27 février, l’UNESCO a mené une série d’activités en faveur des élèves déplacées par la violence armée dans les départements du Nord, du Sud et de l’Artibonite. Psychologues et agents de terrain ont organisé des ateliers ludiques et des séances d’accompagnement individuel, offrant aux jeunes filles un espace sécurisé pour exprimer leurs expériences et émotions.

Port‑au‑Prince, 2 mars 2026. —Ces interventions visent à renforcer la résilience et le bien‑être psychosocial des bénéficiaires dans un contexte où le déplacement forcé et la peur persistent pour des milliers d’enfants et d’adolescents. La situation en Haïti s’est fortement détériorée en 2025 avec la montée de la violence des gangs et l’affaiblissement des institutions publiques.
Selon les Nations Unies, entre octobre 2024 et juin 2025, environ 4 864 personnes ont été tuées lors de violences liées aux gangs, et plus de 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, dont de nombreux enfants et adolescents. Parmi eux, plus de 500 000 enfants vivaient dans des zones contrôlées par les gangs, exposés à divers types d’exploitation et de violences.
Dans ce contexte, les enfants, et particulièrement les filles, subissent des traumatismes multiples : perte de proches, séparation familiale, violences physiques ou sexuelles, et insécurité quotidienne. Les activités de l’UNESCO offrent un cadre sûr où ces jeunes peuvent parler, être écoutées et commencer à reconstruire un sentiment de sécurité intérieure, essentiel à leur développement et à leur avenir.
Alors que la crise humanitaire haïtienne continue de s’intensifier, affectant l’éducation, la santé et l’accès à la nourriture, l’initiative de l’UNESCO souligne l’importance d’un soutien psychosocial adapté et continu pour les populations les plus vulnérables.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
