Pèlerin 5 : des policiers accusés de transformer les contrôles en opérations de racket ».
À Pèlerin 5, des motocyclistes dénoncent le comportement de certains policiers qu’ils surnomment « DGI Mobile ». Ils accusent ces agents de leur réclamer de l’argent lors de contrôles routiers et interpellent le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), afin que des mesures soient prises pour faire la lumière sur ces pratiques présumées.

Pèlerin,le 28 octobre 2926-
La colère monte parmi ces conducteurs qui affirment ne plus supporter ce qu’ils considèrent comme des abus. Selon leurs témoignages, certains policiers profiteraient des contrôles pour leur réclamer de l’argent. L’appellation « DGI Mobile », qu’ils attribuent à ces agents, traduit leur exaspération face à des comportements qu’ils jugent abusifs et assimilent à des pratiques de rançonnement.
Pour ces motocyclistes, la moto représente bien plus qu’un simple moyen de transport : elle constitue un outil de travail et, pour beaucoup, leur principale source de revenus. Chaque journée passée sur la route leur permet de subvenir aux besoins de leur famille, de payer leurs dépenses quotidiennes et de faire face aux difficultés économiques. Dans ce contexte déjà précaire, les demandes d’argent qu’ils estiment injustifiées constituent une charge supplémentaire.
Les conducteurs dénoncent ainsi une situation qui, selon eux, fragilise davantage leurs conditions de travail et alimente la méfiance envers les forces de l’ordre. Ils estiment que les contrôles routiers, indispensables au respect de la loi et à la sécurité publique, ne doivent en aucun cas servir de prétexte à des pressions financières sur les citoyens.
La mission de la Police nationale d’Haïti consiste à protéger la population, à faire respecter la loi et à garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Si les faits dénoncés sont avérés, ils nécessiteraient des vérifications sérieuses et des mesures appropriées à l’encontre des éventuels responsables. Le respect des procédures légales et de la dignité des citoyens demeure essentiel pour préserver la confiance entre la police et la population.
C’est dans cette perspective que les motocyclistes interpellent le directeur général de la PNH. Ils demandent à la hiérarchie policière de prendre leurs dénonciations au sérieux, d’ouvrir les vérifications nécessaires et de sanctionner tout agent dont la responsabilité serait établie.
À Pèlerin 5, leur revendication est claire : pouvoir circuler et exercer leur activité sans craindre des demandes d’argent injustifiées. Pour ces conducteurs, l’uniforme policier doit être un symbole de protection et de confiance, et non une source d’inquiétude.
La balle est désormais dans le camp de la direction générale de la PNH, appelée à faire la lumière sur ces accusations et à rappeler, si nécessaire, les agents concernés à leurs obligations professionnelles.
Vant Bèf Info (VBI)
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