Haïti : le MOPAPEP réclame la démission du Premier ministre et une nouvelle transition politique
Le Mouvement Patriotique Populaire pour l’Émergence du Peuple (MOPAPEP) a demandé, ce jeudi, la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Lors d’une conférence de presse ce jeudi, le mouvement a dénoncé la gestion de la crise sécuritaire et appelé à une nouvelle transition politique.

Port-au-Prince, le 16 juillet 2026.- Le MOPAPEP s’appuie sur des données des Nations Unies faisant état d’environ 5 600 morts liés aux violences armées, de 5,7 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë et de la fermeture de plus de 960 établissements scolaires.
Son coordonnateur, Kendjos Thelusma, a estimé que le Premier ministre ne disposerait pas de la légitimité nécessaire pour engager l’État dans des contrats majeurs, notamment dans le domaine de la sécurité. Il a également critiqué l’absence de résultats, selon lui, dans la lutte contre les groupes armés.
Au cours de son intervention, M. Thelusma a accusé le chef du gouvernement d’entretenir des liens avec des groupes armés. Aucune preuve n’a été rendue publique pour appuyer ces allégations.
Le MOPAPEP appelle les acteurs politiques, économiques et sociaux à construire un consensus national, sans la participation de l’actuel Premier ministre.
Le mouvement a aussi critiqué le rôle de la CARICOM dans le processus politique haïtien, estimant que son approche ne favorise pas une sortie durable de la crise.
Enfin, le MOPAPEP propose la mise en place d’un gouvernement bicéphale. Il recommande une nouvelle feuille de route axée sur le rétablissement de la sécurité, l’ouverture d’un couloir humanitaire et l’organisation d’élections dans un délai de moins d’un an.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
